<p>Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poitou et d'Auvergne, a tous ceuls qui ces lettres verront, salut.</p>
<p>Comme pour estre participans es prieres, jeunes et oroisons des religieux de l'ordre de Chartreuse et par la grant devocion que nous avons longuement eue et avons encores a leur ordre, aions donné ausdis religieux de l'eglise Nostre Dame de Vauvert<notetype="bp"><p>La Chartreuse de Vauvert à Paris était sise derrière l'actuel jardin du Luxembourg, entre la rue d'Enfer (futur Denfert) et le boulevard Saint-Michel ; d'où l'expression « au Diable Vauvert ».</p></note> lez Paris, dudit ordre de Chartreuse, entre pluseurs autres choses le lieu de Hoiry<notetype="bp"><p>Ouzy-sur-Yèvre, Cher, arr. Bourges, cant. Mehun-sur-Yèvre, comm. Saint-Doulchard.</p></note> emprés Bourges, ensemble toutes ses appartenances et appendances, ainsi que par nos autres lettres sur ce faictes pourra plus a plein apparoir, et il soit ainsi que pour les vintyesmes<notetype="bp"><p>Impôt de quotité posant sur les revenus et remontant à la fiscalité seigneuriale et levé dans une certaine routine.</p></note>, fouages<notetype="bp"><p>Imposition levée sur les feux.</p></note>, lennages<notetype="bp"><p>On peut hésiter dans la lecture entre « leuvages » et « lennages ». Le premier terme désigne le droit perçu sur la circulation des marchandises à un « barrage », le second une redevance en laine. Un acte du duc de février 1402 (n. st.) (TSC 1538), relatif en partie aux mêmes dispositions et comportant la graphie « lainages », impose de choisir la lecture « lennages ».</p></note> et autres aides qui ont eu et ont encores cours en nostre païs de Berry pour nous, ne trouveroient pas qui voulsist demourer oudit hostel, ne faire valoir ledit lieu ceu qu'il est disposé a valoir, se nous ne faisons et ordonnons que ledit hostel et ses appartenances et ceuls qui y vouldroient demourer ou tenir a ferme fussent frans et quictes desdis fouages, lennages et autres aides quelconques qui ont et auront cours pour nous et de par nous en nostredit paÿs, si comme lesdis religieux prieur et couvent dudit lieu de Vauvert nous ont exposé, en suppliant humblement que ainsi le veuillons faire et leur octroier,</p>
<p>Savoir faisons que nous, qui vouldrions de tout nostre cuer augmenter et accroistre les biens et patrimoine dudit ordre et en especial ceulx que nous leur avons donné, voulons et de nostre propre mouvement et certainne science leur avons octroyé et octroions par la teneur de ces presentes que ledit lieu de Hoiry, ainsi comme il se comporte, et toutes ses appartenances et appendances quelxconques, que donné avons ausdis religieux, et ceulx qui y demeurent, demourront ou tendront a ferme ou temps avenir, soient et demeurent quictes et paisibles durant nostre vie desdiz vintyesmes, fouages, tailles, lennages, charnages et autres aides et subvencions quelconques qui par nous et par nostre mandement ont et auront cours en nostredit paÿs de Berry, et avec ce voulons ycelui lieu et sesdictes appartenances estre et demourer durant<notetype="paleo"><p>Le <hirend="i">u</hi> de<hirend="i">durant</hi>semble être corrigé sur un <hirend="i">y</hi>, gratté.</p></note> ledit temps francz et quictes de toutes prises quelxconques qui se font et feront ou temps avenir tant par nous<notetype="paleo"><p>Pour <hirend="i">nos</hi>.</p></note> fourriers comme par autres, pour les garnisons et provisions de nous et de nostre tres chiere et amee compaigne la duchesse et de noz enfans<notetype="paleo"><p>Suit un espace gratté et rayé, sur la longueur d'une quinzaine de lettres.</p></note>, nostre vie durant, comme dit est</p>
<p>Si donnons en mandement a noz senechal et receveur de Berry et a tous nos autres justiciers, officiers et subgez presens et avenir ou a leurs<notetype="paleo"><p>Ce mot semble plus tassé que les autres, peut-être porté sur un grattage.</p></note> lieuxtenans, et a chascun d'eulx si comme a lui appartendra, que ledit lieu de Hoiry, ses appartenances et appendances et ceulx qui y demeurent, demouront ou tendront a ferme pour le temps avenir, il tiennent et facent tenir quictes et paisibles de toutes tailles, aides, lennages, vintyesmes, charnages<notetype="bp"><p>Taxe sur la boucherie ou la circulation de viande.</p></note> et autres subvencions quelxconques, qui ont et auront cours de par nous nostre vie durant en nostredit paÿs de Berry, et de nostre presente grace et octroy les facent, sueffrent et laissent joïr et user paisiblement, selon la teneur de ces lettres, senz les troubler ou empeschier ou souffrir estre troublez ou empeschiés en aucune maniere au contraire ; et se aucune chose estoit faicte au contraire ou aucun empeschement mis oudit lieu ou es biens d'icelui, leur mettent ou facent mettre, ces lettres veuez, a plaine delivrance.</p>
<p>Savoir faisons que nous, qui vouldrions de tout nostre cuer augmenter et accroistre les biens et patrimoine dudit ordre et en especial ceulx que nous leur avons donné, voulons et de nostre propre mouvement et certainne science leur avons octroyé et octroions par la teneur de ces presentes que ledit lieu de Hoiry, ainsi comme il se comporte, et toutes ses appartenances et appendances quelxconques, que donné avons ausdis religieux, et ceulx qui y demeurent, demourront ou tendront a ferme ou temps avenir, soient et demeurent quictes et paisibles durant nostre vie desdiz vintyesmes, fouages, tailles, lennages, charnages et autres aides et subvencions quelconques qui par nous et par nostre mandement ont et auront cours en nostredit paÿs de Berry, et avec ce voulons ycelui lieu et sesdictes appartenances estre et demourer durant<notetype="paleo"><p><hirend="i">Le</hi> u<hirend="i">de</hi> durant<hirend="i">semble être corrigé sur un</hi>y<hirend="i">, gratté.</hi></p></note> ledit temps francz et quictes de toutes prises quelxconques qui se font et feront ou temps avenir tant par nous<notetype="paleo"><p><hirend="i">Pour</hi> nos.</p></note> fourriers comme par autres, pour les garnisons et provisions de nous et de nostre tres chiere et amee compaigne la duchesse et de noz enfans<notetype="paleo"><p><hirend="i">Suit un espace gratté et rayé, sur la longueur d'une quinzaine de lettres.</hi></p></note>, nostre vie durant, comme dit est</p>
<p>Si donnons en mandement a noz senechal et receveur de Berry et a tous nos autres justiciers, officiers et subgez presens et avenir ou a leurs<notetype="paleo"><p><hirend="i">Ce mot semble plus tassé que les autres, peut-être porté sur un grattage.</hi></p></note> lieuxtenans, et a chascun d'eulx si comme a lui appartendra, que ledit lieu de Hoiry, ses appartenances et appendances et ceulx qui y demeurent, demouront ou tendront a ferme pour le temps avenir, il tiennent et facent tenir quictes et paisibles de toutes tailles, aides, lennages, vintyesmes, charnages<notetype="bp"><p>Taxe sur la boucherie ou la circulation de viande.</p></note> et autres subvencions quelxconques, qui ont et auront cours de par nous nostre vie durant en nostredit paÿs de Berry, et de nostre presente grace et octroy les facent, sueffrent et laissent joïr et user paisiblement, selon la teneur de ces lettres, senz les troubler ou empeschier ou souffrir estre troublez ou empeschiés en aucune maniere au contraire ; et se aucune chose estoit faicte au contraire ou aucun empeschement mis oudit lieu ou es biens d'icelui, leur mettent ou facent mettre, ces lettres veuez, a plaine delivrance.</p>
<p>En tesmoing de ce, nous avons fait mettre nostre seel a ces presentes lettres.</p>
<p>Donné a Wiscestre<notetype="bp"><p>Aujourd'hui Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne, ch.-l. cant. Jean de Berry y possédait un château, dit à l'origine de Winchester, puis Vicestre (d'après la cité anglaise dont un évêque construisit cette résidence proche de Paris).</p></note>, le XII<hirend="sup">e</hi> jour de juillet, l'an de grace mil trois cens IIII<hirend="sup">xx</hi> et onze</p>
<daten="a"when="1402-02">1402 (n. st.), mars</date>
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<p>nos actendentes quod nichil plus refulget in principe quam vere fidei religio, que per augmentacionem ecclesiarum Dei quamplurima recipit movementa quas Deus viris ecclesiasticis per diversas mundi provincias gubernandas tradidit et regendas quasque regibus et principibus defendendas commisit et eciam restaurandas.</p>
<p>Dudum siquidem serenissimus princeps dominus meus Karolus Dei gracia Francorum rex, supplicacionibus nostris per nos cum instancia sibi oretenus factis ex certis racionabilibus causis, maxime quia honorem Dei omnipotentis beatissimeque Virginis Marie ac tocius curie supernorum, necnon et remedium ac salutem nostre ac consortum et prolis nostrarum animarum inspiciebant benignissime inclinatus trescentas libras terre parisiensium annui et perpetui redditus ad aliquas ecclesias seu cappellanias aut edifficia fundandas et edifficandas seu jam fundatas edificatasque dotandas et ampliandas, et de quibus ministri earum valerent substantari, ubicunque dictas trescentas libras terre parisiensium in ducatibus, comitatibus, terris, domaniis et possessionibus nostris eligeremus et assignare vellemus, matura super hoc deliberacione magni consilii sui prehabita, de ipsius domini mei regis plenitudine potestatis, certa sciencia, auctoritate regia et speciali gracia per suas patentes litteras admortisavit, volens et concedens quod persone ecclesiastice per nos ad hoc eligende et ordinande ac earum successores et posteri imperpetuum tenere et possidere dictas trescentas libras terre annui et perpetui redditus sic admortisatas perpetuo, paciffice et quiete valerent atque possent absque eo quo ipsas vel aliquam partem ipsarum extra manum suam ponere, vendere aut alienare per ipsum dominum meum regem aut successores vel officiarios suos perpetuo et posteros quoscunque et cujuscunque auctoritatis existerent aliquathenus compellerentur seu compelli possent et absque eo quod propter hoc ipsi domino meo regi aut ejus successoribus vel officiariis presentibus et futuris aliquam financiam solvere tenerentur aut compelli possent quoquomodo, prout hec et alia in predictis litteris dicti domini mei plenius et lacius continentur, quarum tenor sequitur in hec verba :</p>
<p><hirend="i">Karolus, Dei gracia Francorum rex, ad perpetuam rei memoriam, Si regalis magnificencie plenitudo cunctis preposcentibus tam ex debito quam ex innata sibi liberalitate Bibulas aures accomodet et ad eorum supplicaciones admittandas manus porrigat adjutrices, multo magis ac magis inclinare se debet erga illos qui de stirpe regum Francorum illustri sumpserunt originem quique suis temporibus ad honorem et exaltacionem domus nostre regie totis eorum natibus obsequia laudabilia multis modis prestiterunt indefesse et presertim illis qui quod cedat ad omnipotentis Dei laudem et divini cultus augmentum vera mentis intencione et sincera devocione edifficare proponunt. Cum itaque carissimus patruus noster Johannes regis quondam Francorum filius, dux Bitturricensis et Alvernie, Pictavensisque et Alvernie comes, in honorem Dei omnipotentis beatissimeque virginis Marie tociusque curie supernorum ob remedium et salutem anime sue suarumque consortum ac prolis inde suscepte et suscipiende, aliquas ecclesias seu cappellanias aut edifficia Deo dedicata edifficare sive fundare disponat et ipsas amplis dotare possessionibus usque ad valorem trescentarum librarum parisiensium terre annui et perpetui redditus unde ministri earumdem valeant substantari, prout sua supplicacio oretenus nobis facta continebat votivis affectibus supplicando quatinus dictas trescentas libratas terre annui et perpetui redditus ob causam predictam de nostra regie majestatis plenitudine admortisare vellemus. Notum itaque fieri volumus universis presentibus et futuris quod nos dicti carissimi patrui nostri laudabile propositum commandantes suis supplicacionibus favorabiliter inclinati, dictas trescentas libratas terre annui et perpetui redditus, ubicunque ipsas in dictis suis ducatibus, comitatibus, terris, dominiis et possessionibus ob causam predictam eligere et assignare voluerit, matura super hoc deliberacione magni consilii nostri prehabita, de nostre plenitudine potestatis, certa sciencia auctoritateque regia et gracia speciali admortisavimus et admortisamus per presentes, volentes et concedentes quod persone ecclesiastice quas dictus patruus noster eliget et ordinabit ac earum successores et posteri tenere et possidere dictas trescentas libratas terre annui et perpetui redditus sic per nos, ut premittitur, admortisatas perpetuo, pacifice et quiete valeant atque possint, absque eo quod ipsas vel aliquam partem ipsarum extra manum suam ponere, vendere aut alienare per nos aut successores vel officiarios nostros presentes et posteros quoscunque et cujuscunque auctoritatis aut eminencie extiterent aliquathenus compellantur sive compelli possint et etiam absque eo quod propter hoc nobis aut dictis successoribus vel officiariis nostris presentibus et futuris aliquam financiam nunc vel in futurum solvere teneantur aut compellantur vel possint quavis causa vel occasione compelli. Eapropter dilectis et fidelibus gentibus nostris compotorum nostrorum, necnon thesaurariis nostris Parisius ceterisque justiciariis et officiariis nostris presentibus et futuris super hoc deputatis vel deputandis precipiendo districte mandamus quatinus nostra presenti admortisacione, concessione et gracia dictum patruum nostrum ac successores suos, necnon dictas personas ecclesiasticas ad hoc per eumdem deputatas vel ordinatas seu deputandas vel ordinandas et ecclesias sive cappellanias aut alia edifficia ad usum predictum per eum, ut premittitur, fundatas vel fundandas uti et gaudere perpetuo, pacifice et quiete faciant et permittant, nil in contrarium attemptando. Quoniam sic fieri volumus et dicto patruo nostro concessimus et concedimus de gracia speciali per presentes, ordinacionibus, constitucionibus vel preceptis in contrarium factis vel faciendis non obstantibus quibuscunque. Quod ut firmum et stabile perpetuo permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Salvo in aliis jure nostro et in omnibus quolibet alieno. Datum Meleduni, <hirend="smallcaps">xxiii</hi> die januarii, anno Domini millesimo trescentesimo nonagesimo et regni nostri undecimo. Sic signatum : Per regem in suo consilio. Montagu. Registrata et expedita in camera compotorum, presentibus et consencientibus thesaurariis. Sine financia, quia sic canetur superius. xviii die febroarii, anno Domini millesimo <hirend="smallcaps">iiii</hi><hirend="sup">xx</hi><hirend="smallcaps">x</hi><hirend="sup">o</hi>, prout est in libro cartarum de dicto tempore, folio <hirend="smallcaps">xxxiii</hi><hirend="sup">o</hi>. N. de Planceys.</hi></p>
<p>Cumque ecclesia cathedralis Bitturicensis que, disponente Deo, tocius Acquitanie obtinet primaciam ac inter ecclesias Francie plurimis est honorificenciis predotata propter guerras, mortalitates, sterilitatem populorum et alia incomoda quam diversa in ejus redditibus, domaniis, terris et possessionibus sit quamplurimum diminuta, nos vestigia progenitorum nostrorum regum Francie qui in fide fervidi et summa devocione imbuti attenus<notetype="paleo"><p><hirend="i">sic A pour actenus (hactenus).</hi></p></note> ecclesiam Dei et cultum divinum quamplurimum augmentarunt et ecclesias depressas restaurarunt insequi ac eamdem ecclesiam Bitturis peramplius honorare volentes, gerentes ad illam ab olim multis racionabilibus causis zelum devocionis carioris maxime propter reverenciam et honorem reliquiarum videlicet beatissimi Stephani prothomartiris ipsius ecclesie patroni, cujus maxima pars capitis ac manus integra beati Andree appostoli et capud beati Guillermi confessoris olim ejusdem ecclesie archiepiscopi cum toto corpore ejusdem ac nonnulla alia sanctorum corpora et reliquie quorum aliqua in dicta ecclesia ex nostra largicione magnifice et honorifice collata habentur et devote venerantur. Cum eciam ad augmentacionem certarum missarum et anniversariorum per nos ibidem fundatorum ac eciam nonnullarum missarum quas dilecti nostri decanus et capitulum ipsius ecclesie pro nostra prosperitate quamdiu vixerimus ac nostre et consertis ac liberorum nostrorum animarum, quorum aliqua ipsorum liberorum corpora ibidem sunt sepulta, ac remedio post nostrum obitum eorum motu proprio non ad nostram petitionem ultra missas et anniversaria predicta in dicta eorum ecclesia perpetuo celebrare statuerunt et ut hujusmodi misse que alias dotate seu fundate minime existunt perpetuis temporibus sine interrupcione aliquali valeant celebrare ceterisque aliis justis et racionabilibus causis ad hec nos moventibus</p>
<p>Cumque ecclesia cathedralis Bitturicensis que, disponente Deo, tocius Acquitanie obtinet primaciam ac inter ecclesias Francie plurimis est honorificenciis predotata propter guerras, mortalitates, sterilitatem populorum et alia incomoda quam diversa in ejus redditibus, domaniis, terris et possessionibus sit quamplurimum diminuta, nos vestigia progenitorum nostrorum regum Francie qui in fide fervidi et summa devocione imbuti attenus<notetype="paleo"><p><hirend="i">sic A pour</hi> actenus <hirend="i">(hactenus).</hi></p></note> ecclesiam Dei et cultum divinum quamplurimum augmentarunt et ecclesias depressas restaurarunt insequi ac eamdem ecclesiam Bitturis peramplius honorare volentes, gerentes ad illam ab olim multis racionabilibus causis zelum devocionis carioris maxime propter reverenciam et honorem reliquiarum videlicet beatissimi Stephani prothomartiris ipsius ecclesie patroni, cujus maxima pars capitis ac manus integra beati Andree appostoli et capud beati Guillermi confessoris olim ejusdem ecclesie archiepiscopi cum toto corpore ejusdem ac nonnulla alia sanctorum corpora et reliquie quorum aliqua in dicta ecclesia ex nostra largicione magnifice et honorifice collata habentur et devote venerantur. Cum eciam ad augmentacionem certarum missarum et anniversariorum per nos ibidem fundatorum ac eciam nonnullarum missarum quas dilecti nostri decanus et capitulum ipsius ecclesie pro nostra prosperitate quamdiu vixerimus ac nostre et consertis ac liberorum nostrorum animarum, quorum aliqua ipsorum liberorum corpora ibidem sunt sepulta, ac remedio post nostrum obitum eorum motu proprio non ad nostram petitionem ultra missas et anniversaria predicta in dicta eorum ecclesia perpetuo celebrare statuerunt et ut hujusmodi misse que alias dotate seu fundate minime existunt perpetuis temporibus sine interrupcione aliquali valeant celebrare ceterisque aliis justis et racionabilibus causis ad hec nos moventibus</p>
<p>dictas trescentas libras terre parisiensium annui et perpetui redditus sic per prefatum dominum meum regem premissis de causis admortisatas necnon omne jus et omnem actionem si quod et quam nobis ex predicta concessione prefati domini mei regis competit, competebat et competere poterat et potest quoquomodo prefatis decano et capitulo ejusdem ecclesie Bitturicensis penitus et imperpetuum ex certa sciencia et speciali gracia ac matura super hoc deliberacione prehabita, donavimus, concessimus donamusque concedimus ac in predictos decanum et capitulum transtulimus et transferimus per presentes, volentes et concedentes harum serie litterarum quod dicti decanus et cappitulum ecclesie predicte dictas trescentas libras terre parisiensium ubique in ducatibus, comitatibus, terris et domaniis nostris predictis acquirere, apprehendere, retinere et perpetuo possidere ac hujusmodi gracia sic nobis facta et aliis in dictis litteris regiis continentes in omnibus et per omnia uti et pacifice gaudere absque contradicione aliqua possint et valeant quoniam ipsos decanum et cappitulum ad hoc juxta dictarum litterarum regiarum tenorem et alias modo et forma quibus melius possumus et debemus eligendos duximus et eciam nominandos.</p>
<p>Mandantes tenore presencium precipiendo dilectis nostris gentibus camere nostrorum compotorum ac omnibus senescallis nostris Bituris, Alvernie et Pictavensis necnon thesaurariis, receptoribus et aliis officiariis nostris presentibus et futuris quatinus decanum et cappitulum ejusdem ecclesie prefatos contra contenta in<notetype="paleo"><p>in <hirend="i">répété par erreur en début de ligne, A.</hi></p></note> prefatis regiis et nostris litteris presentibus nullathenus impediant vel perturbent, sed eis uti et gaudere faciant et permittant pacifice et quiete.</p>
<p>Mandatis, inhibicionibus, statutis et ordinacionibus factis et faciendis in contrarium non obstantibus quibuscumque.</p>
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<p>Expedita in camera compotorum dicti domini ducis ex ordinacione reverendi in Christo patris domini episcopi Pictavensis, cancellarii dicti domini ducis et in eadem camera presidentis, et ibidem registrata in libro memorialium hujus temporis, folio <hirend="smallcaps">viii</hi><hirend="sup">do</hi>, <hirend="smallcaps">xv</hi><hirend="sup">a</hi> novembris, anno Domini M<hirend="sup">do</hi> CCCC III<hirend="sup">do</hi>.</p>
</div>
<divtype="sign">
<p>B. De Nesson<notetype="bp"><p>De Nesson est identifié en 1410 comme secrétaire à la Chambre des comptes par René Lacour sous le nom « de Vesson ») (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, p. <hirend="smallcaps">xvi</hi>).</p></note>.</p>
<p>B. De Nesson<notetype="bp"><p>De Nesson est identifié en 1410 comme secrétaire à la Chambre des comptes par René Lacour sous le nom « de Vesson » (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, p. <hirend="smallcaps">xvi</hi>).</p></note>.</p>
<witnessn="A"><hirend="bold">A.</hi> Original sur parchemin, scellé sur simple queue d'un sceau de cire rouge endommagé et restauré, avec mentions dorsales<notetype="bp"><p>Au dos, sur la queue de parchemin, regeste du XVe siècle : « Collation de la vicairie de La Salle le Roy, faicte par feu Jehan premier duc de Berry a maistre Josselin Sadon avant l'institucion de la saincte chapelle ung an ». – Dans l'espace central, remarque du XVe siècle (très effacé) : « Et nota quod collegium sacre Capelle Bitur' fuit institutum per dominum Johannem primum ducem Biturie dominica die Resurectionis Domini, anno Domini M° CCCC° quinto » ; suivi de cotes du XVIe siècle : « 222, antienne cotte ; 59, nouvelle cotte ; layette cottée Fondations de quelques chapelles ».</p></note>. Bourges, <orgNametype="main">Archives départementales du Cher</orgName>, <idnon="1">8 G</idno><idnon="2">1173 [TSC 198]</idno>.</witness>
<witnessn="A"><hirend="bold">A.</hi> Original sur parchemin, scellé sur simple queue d'un sceau de cire rouge endommagé et restauré, avec mentions dorsales<notetype="bp"><p>Au dos, sur la queue de parchemin, regeste du <hirend="smallcaps">xv</hi><hirend="sup">e</hi> siècle : « Collation de la vicairie de La Salle le Roy, faicte par feu Jehan premier duc de Berry a maistre Josselin Sadon avant l'institucion de la saincte chapelle ung an ». – Dans l'espace central, remarque du <hirend="smallcaps">xv</hi><hirend="sup">e</hi> siècle (très effacé) : « Et nota quod collegium sacre Capelle Bitur' fuit institutum per dominum Johannem primum ducem Biturie dominica die Resurectionis Domini, anno Domini M<hirend="sup">o</hi> CCCC<hirend="sup">o</hi> quinto » ; suivi de cotes du <hirend="smallcaps">xvi</hi><hirend="sup">e</hi> siècle : « 222, antienne cotte ; 59, nouvelle cotte ; layette cottée Fondations de quelques chapelles ».</p></note>. Bourges, <orgNametype="main">Archives départementales du Cher</orgName>, <idnon="1">8 G</idno><idnon="2">1173 [TSC 198]</idno>.</witness>
<witnessn="edition"><hirend="bold">a.</hi> Édition en ligne sur le site des Archives départementales du Cher <reftarget="https://www.archives18.fr/espace-culturel-et-pedagogique/expositions-virtuelles/moyen-age/attribution-de-la-chapellenie-du-logis-ducal-de-la-salle-le-roi-a-jocelin-sadon-1404-8-g-1173-tsc-198"type="external">[lien]</ref>.</witness>
<p>Jean, fils de roi de France, duc de Berry et d’Auvergne, etc., confère à Jocelin Sadon, clerc, la chapellenie perpétuelle fondée dans le logis ducal de La-Salle-le-Roi, près de Bourges, à la collation des ducs de Berry, et vacante par la résignation de maître Arnoul Belin, conseiller du duc, et son dernier détenteur. La mise en possession sera assurée par le sénéchal de Berry, et le versement des revenus par le receveur général du Berry.</p>
</argument></div>
<divtype="acte">
<p>Johannes, regis quondam Francorum filius, dux Bituricensis et Alvernie, comesque Pictavensis, Stamparum, Bolonie et Alvernie, dilecto nostro Jocelino Sadoni clerico, salutem. Capellaniam perpetuam sitam et fundatam in hospicio nostro de Aula Regia<notetype="bp"><p>La Salle[-le-Roi], Cher, cant. et comm. Saint-Martin-d'Auxigny, est aujourd'hui un écart proche de l'étang de La Salle, à environ 1,5 km ouest-sud-ouest du centre communal. Dès le règne de Louis VII, Saint-Martin-d'Auxigny est cité pour son château royal, flanqué de larges possessions (Marcel Pacaut, <hirend="i">Louis VII et son royaume</hi>, Paris, SEVPEN, 1964, p. 123). La Salle-le-Roi était, au moins aux XVII<hirend="sup">e</hi> et XVIII<hirend="sup">e</hi>siècles, le siège d'une prévôté royale.</p></note> prope Bitur', ad collationem nostram racione nostri ducatus Bituricensis pleno jure spectantem, liberam ad presens et vacantam<notetype="paleo"><p><hirend="i">Sic A pour</hi> vacantem.</p></note> per resignacionem de ea in manibus nostris factam et a nobis admissam per dilectum et fidelem consilliarium nostrum magistrum Arnulphum Pelini, dicte<notetype="paleo"><p>Dicte <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> capellanie ultimum possessorem, tibi<notetype="paleo"><p>Tibi <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> contulimus et conferimus et de ea providimus et providemus cum suis juribus et pertinentiis universis, investientes te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> de eisdem per tradicionem presentium litterarum. Quare senescallo nostro Bituricensi aut ejus locuntenente harum serie committendo mandamus quatinus, recepto a te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> solito juramento, te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> vel procuratorem tuum<notetype="paleo"><p>Tuum <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> nomine tuo<notetype="paleo"><p>Tuo <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> et pro te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> in dicte capellanie juriumque omnium et pertinenciarum ipsius realem et corporalem possessionem inducat aut per alium vel alios ad quos pertinet induci faciat, adhibitis solennitatibus in talibus assuetis, tibique<notetype="paleo"><p>Tibique <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> vel dicto procuratori nomine tuo<notetype="paleo"><p>Tuo <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> de fructibus, juribus, proventibus, obvencionibus et emolumentis quibuscumque ad dictam capellaniam pertinentibus faciat ab illis quorum interest vel intererit integre responderi ; mandantes insuper generali receptori nostro Bituricensi presenti et futuro quatinus dicto Jocelino aut ejus certo mandato redditus, proventus et alia emolumenta ad dictam capellam sive capellaniam spectantia decetero persolvat modo et terminis consuetis. Quequidem sic soluta nostras litteras aut earum vidisse<notetype="bp"><p>Cet infinitif passé utilisé comme substantif est employé, assez rarement, comme équivalent de « vidimus » ; sa forme rappelle leur synonyme « inspexisse ».</p></note> sub sigillo auctentiquo ac quittanciam dicti Jocelini inde reportando in dicti nostri receptoris compotis per dilectas et fideles gentes nostras compotorum nostrorum absque difficultate quacumque volumus allocari et jubemus et de sua deduci recepta, ordinacionibus, mandatis vel inhibicionibus contrariis non obstantibus quibuscumque.</p>
<p>Johannes, regis quondam Francorum filius, dux Bituricensis et Alvernie, comesque Pictavensis, Stamparum, Bolonie et Alvernie, dilecto nostro Jocelino Sadoni clerico, salutem. Capellaniam perpetuam sitam et fundatam in hospicio nostro de Aula Regia<notetype="bp"><p>La Salle[-le-Roi], Cher, cant. et comm. Saint-Martin-d'Auxigny, est aujourd'hui un écart proche de l'étang de La Salle, à environ 1,5 km ouest-sud-ouest du centre communal. Dès le règne de Louis VII, Saint-Martin-d'Auxigny est cité pour son château royal, flanqué de larges possessions (Marcel Pacaut, <hirend="i">Louis VII et son royaume</hi>, Paris, SEVPEN, 1964, p. 123). La Salle-le-Roi était, au moins aux <hirend="smallcaps">xvii</hi><hirend="sup">e</hi><hirend="sup">e</hi> et <hirend="smallcaps">xviii</hi><hirend="sup">e</hi>siècles, le siège d'une prévôté royale.</p></note> prope Bitur', ad collationem nostram racione nostri ducatus Bituricensis pleno jure spectantem, liberam ad presens et vacantam<notetype="paleo"><p><hirend="i">Sic A pour</hi> vacantem.</p></note> per resignacionem de ea in manibus nostris factam et a nobis admissam per dilectum et fidelem consilliarium nostrum magistrum Arnulphum Pelini, dicte<notetype="paleo"><p>Dicte <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> capellanie ultimum possessorem, tibi<notetype="paleo"><p>Tibi <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> contulimus et conferimus et de ea providimus et providemus cum suis juribus et pertinentiis universis, investientes te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> de eisdem per tradicionem presentium litterarum. Quare senescallo nostro Bituricensi aut ejus locuntenente harum serie committendo mandamus quatinus, recepto a te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> solito juramento, te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> vel procuratorem tuum<notetype="paleo"><p>Tuum <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> nomine tuo<notetype="paleo"><p>Tuo <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> et pro te<notetype="paleo"><p>Te <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> in dicte capellanie juriumque omnium et pertinenciarum ipsius realem et corporalem possessionem inducat aut per alium vel alios ad quos pertinet induci faciat, adhibitis solennitatibus in talibus assuetis, tibique<notetype="paleo"><p>Tibique <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> vel dicto procuratori nomine tuo<notetype="paleo"><p>Tuo <hirend="i">porté sur un grattage, A.</hi></p></note> de fructibus, juribus, proventibus, obvencionibus et emolumentis quibuscumque ad dictam capellaniam pertinentibus faciat ab illis quorum interest vel intererit integre responderi ; mandantes insuper generali receptori nostro Bituricensi presenti et futuro quatinus dicto Jocelino aut ejus certo mandato redditus, proventus et alia emolumenta ad dictam capellam sive capellaniam spectantia decetero persolvat modo et terminis consuetis. Quequidem sic soluta nostras litteras aut earum vidisse<notetype="bp"><p>Cet infinitif passé utilisé comme substantif est employé, assez rarement, comme équivalent de « vidimus » ; sa forme rappelle leur synonyme « inspexisse ».</p></note> sub sigillo auctentiquo ac quittanciam dicti Jocelini inde reportando in dicti nostri receptoris compotis per dilectas et fideles gentes nostras compotorum nostrorum absque difficultate quacumque volumus allocari et jubemus et de sua deduci recepta, ordinacionibus, mandatis vel inhibicionibus contrariis non obstantibus quibuscumque.</p>
<p>Datum in hospicio nostro de Vincestre<notetype="bp"><p>Aujourd'hui Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne, ch.-l. cant.</p></note> prope Parisius, septima die mensis decembris, anno Domini millesimo quadringentesimo quarto</p>
<p>Registrata in camera compotorum domini ducis Bituricensis in libro cartarum folio octuagesimo II<hirend="sup">do</hi> et ibidem expedita ex ordinatione et speciali precepto dicti domini orethenus facto ac de consensu et deliberatione reverendi in Christo patris domini Bicturicensis archiepiscopi<notetype="bp"><p>Guillaume de Boisratier, archevêque de Bourges, 1410-1416 (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, annexe p. <hirend="smallcaps">xv</hi>).</p></note>, cancellarii dicti domini et in eadem camera presidentis et aliorum dominorum ibi, V<hirend="sup">ta</hi> die maii, anno Domini M<hirend="sup">o</hi> CCCC<hirend="sup">o</hi> undecimo.</p>
</div>
<divtype="sign">
<p>De Nesson<notetype="bp"><p>De Nesson est identifié en 1410 comme secrétaire à la Chambre des comptes par René Lacour sous le nom « de Vesson ») (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, p. <hirend="smallcaps">xvi</hi>).</p></note></p>
<p>De Nesson<notetype="bp"><p>De Nesson est identifié en 1410 comme secrétaire à la Chambre des comptes par René Lacour sous le nom « de Vesson » (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, p. <hirend="smallcaps">xvi</hi>).</p></note></p>
<p>P. de Gyves<notetype="bp"><p>Pierre de Givès (ou Gyves) († av. 6 janvier 1417), clerc, chanoine de Saint-André de Chartres depuis 1409. En 1402 Jean de Berry lui a accordé un don de 500 écus d'or pour payer l'achat d'une maison à Paris (Roger Durand, « Généalogies chartraines. Famille de Givès » , <hirend="i">Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir</hi>, vol. 14 (1905-1914), 1914, p. 323-324 <reftarget="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5424937w/f345.item"type="external">[article numérisé]</ref>). Secrétaire du duc Jean de Berry à partir de l'année 1394 (sans auteur, avec une référence sur le catalogue de vente des autographes de la maison Charavay, « Pièce soustraite au Trésor des chartes des ducs de Bretagne », dans <hirend="i">Bibliothèque de l'École des chartes</hi>, t. 58, 1897, p. 379-380 <reftarget="https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1897_num_58_1_462914"type="external">[article numérisé]</ref>). Il est attesté comme secrétaire jusqu'en 1412 (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, annexes, p. <hirend="smallcaps">xv</hi>-<hirend="smallcaps">xvi</hi>).</p></note>.</p>
<p>P. de Gyves<notetype="bp"><p>Pierre de Givès (ou Gyves) (mort av. 6 janvier 1417), clerc, chanoine de Saint-André de Chartres depuis 1409. En 1402 Jean de Berry lui a accordé un don de 500 écus d'or pour payer l'achat d'une maison à Paris (Roger Durand, « Généalogies chartraines. Famille de Givès » , <hirend="i">Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir</hi>, vol. 14 (1905-1914), 1914, p. 323-324 <reftarget="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5424937w/f345.item"type="external">[article numérisé]</ref>). Secrétaire du duc Jean de Berry à partir de l'année 1394 (sans auteur, avec une référence sur le catalogue de vente des autographes de la maison Charavay, « Pièce soustraite au Trésor des chartes des ducs de Bretagne », dans <hirend="i">Bibliothèque de l'École des chartes</hi>, t. 58, 1897, p. 379-380 <reftarget="https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1897_num_58_1_462914"type="external">[article numérisé]</ref>). Il est attesté comme secrétaire jusqu'en 1412 (René Lacour, <hirend="i">Le gouvernement de l'apanage de Jean, duc de Berry (1360-1416)</hi>, Paris, Auguste Picard, 1934, annexes, p. <hirend="smallcaps">xv</hi>-<hirend="smallcaps">xvi</hi>).</p></note>.</p>
<p>J. Flamel<notetypd="bp"><p>Jean Flamel est recensé comme secrétaire par Lacour de 1413 à 1416, mais aussi comme copiste de livres (en dernier lieu, François Avril, dans les Mélanges Pascale Bourgain, à paraître). Il n'avait aucun lien de parenté avec l'écrivain public Nicolas Flamel, dont la légende s'est emparé.</p></note>.</p>
<p>J. Flamel<notetype="bp"><p>Jean Flamel est recensé comme secrétaire par Lacour de 1413 à 1416, mais aussi comme copiste de livres (en dernier lieu, François Avril, dans les Mélanges Pascale Bourgain, à paraître). Il n'avait aucun lien de parenté avec l'écrivain public Nicolas Flamel, dont la légende s'est emparé.</p></note>.</p>
<p>J. Flamel<notetypd="bp"><p>Jean Flamel est recensé comme secrétaire par Lacour de 1413 à 1416, mais aussi comme copiste de livres (en dernier lieu, François Avril, dans les Mélanges Pascale Bourgain, à paraître). Il n'avait aucun lien de parenté avec l'écrivain public Nicolas Flamel, dont la légende s'est emparé.</p></note>.</p>
<p>J. Flamel<notetype="bp"><p>Jean Flamel est recensé comme secrétaire par Lacour de 1413 à 1416, mais aussi comme copiste de livres (en dernier lieu, François Avril, dans les Mélanges Pascale Bourgain, à paraître). Il n'avait aucun lien de parenté avec l'écrivain public Nicolas Flamel, dont la légende s'est emparé.</p></note>.</p>
<p>Nous Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poictou, d'Estampes, de Boulougne et d'Auvergne,</p>
<p>congnoissons et confessons avoir eu et receu de noz chiers et bien amez les tresorier et chapictre de nostre chapelle de nostre palais de Bourges par la main de nostre amé et feal conseillier maistre Arnoul Belin, tresorier d'icelle<notetype="bp"><p>Arnoul Belin est désigné trésorier de la Sainte-Chapellele 10 mai 1404 (Archives départementales du Cher, 8G 1452, cote M, cité par Françoise Lehoux, <hirend="i">Jean de France, duc de Berri. Sa vie, son action politique (1340-1416)</hi>, vol. III, <hirend="i">De l'avènement de Jean sans Peur à la mort du duc de Berri</hi>, Paris, Picard, 1968, p. 15). Il est signalé comme conseiller du duc en 1401 (Françoise Lehoux, <hirend="i">Jean de France, duc de Berri. Sa vie, son action politique (1340-1416)</hi>, vol. II, <hirend="i">De l'avènement de Charles VI à la mort de Philippe de Bourgogne</hi>, Paris, Picard, 1966, p. 462, n. 5).</p></note>, deux tableaux d'or garniz de perrerie desquelz la declaracion s'ensuit. Premierement ung grant tableau d'or ancien fait en maniere de treillis d'un pié et demi de hault et d'un pié de large ou environ, ouquel par devant est nostre Seigneur en la croix et aux coustez nostre Dame et saint Jehan faiz en maniere de haulte taille et est garni ledit tableau de trante et trois balaiz<notetype="bp"><p>Pierre précieuse rouge, variété de rubis d'Orient (<reftarget="http://www.atilf.fr/dmf/definition/balais"type="external">DMF</ref>).</p></note> que gros que petis, trante et ung saphirs dont il en y a trois plus gros que les autres et de soixante dix sept perles que grosses que petites, et siet icellui tableau sur trois piez de mesures en maniere de deux arcs voultis ; lequel tableau ainsi garni comme dit est nous achaptasmes avecques un autre de Cendre Billot aux estraines le premier jour de janvier l'an mil CCCC et huit. Item un autre grant tableau d'or de haulte taille d'ancienne façon, ouquel par devant est la resurrection nostre Seigneur et plusieurs ymages entour garni de celle part de dix huit balaiz de plusieurs façons, vint six saphirs, six esmeraudes, onze petis camahieux et sept vins deux perles que grosses que moiennes que petites de petite valeur, et siet sur un pié d'or en façon d'un chastel a quatre tournelles dont la porte est d'une perre noire entaillee du baptisement nostre Seigneur, et aux coustez a quatre grans camahieux, et ou darriere dudit tableau a tout au dessus une pierre de Cassidoine creuse escripte entour, et en descendant a une autre perre noire en façon d'une porte entaillee d'un ymage de Dieu qui tyre les ames d'enfer et se apparoist ala Magdlene et y a escript : « Quem queris Dominum meum »<notetype="bp"><p>Citation condensée de Jn, 20, 15 et 13.</p></note>, et en descendant plus bas a un ymage de saint Mathieu, un autre ymage appellé Egippus, roy d'Ethiopie<notetype="bp"><p>Roi d'Éthiopie converti par Matthieu.</p></note>, et un autre appellé Beor<notetype="bp"><p>Béor, père de Balaam (Genèse 36, 32 ; Nombres 22, 5).</p></note>, et ou darriere du pié a une croix garnie de menue perrerie de voirre<notetype="bp"><p>Il s'agit d'ivoire.</p></note>, lequel tableau ainsi garni comme dit est madame la royne de France nous donna a Melun<notetype="bp"><p>Melun, Seine-et-Marne, ch.-l. dép.</p></note> ou mois de juing l'an mil CCCC et ung. Lesquelz deux tableaux d'or dessus diz par nous ainsi euz et receuz de nostredicte chapelle par la main de nostredit conseillier comme dit est nous donnasmes le jour du Saint Sacrement derrenier passé<notetype="bp"><p>30 mai 1415.</p></note> a nostre tres chier et tres amé neveu monseigneur de duc de Guienne. Et d'iceulx tableaux nous tenons pour contens,</p>
<p>congnoissons et confessons avoir eu et receu de noz chiers et bien amez les tresorier et chapictre de nostre chapelle de nostre palais de Bourges par la main de nostre amé et feal conseillier maistre Arnoul Belin, tresorier d'icelle<notetype="bp"><p>Arnoul Belin est désigné trésorier de la Sainte-Chapellele 10 mai 1404 (Archives départementales du Cher, 8G 1452, cote M, cité par Françoise Lehoux, <hirend="i">Jean de France, duc de Berri. Sa vie, son action politique (1340-1416)</hi>, vol. III, <hirend="i">De l'avènement de Jean sans Peur à la mort du duc de Berri</hi>, Paris, Picard, 1968, p. 15). Il est signalé comme conseiller du duc en 1401 (Françoise Lehoux, <hirend="i">Jean de France, duc de Berri. Sa vie, son action politique (1340-1416)</hi>, vol. II, <hirend="i">De l'avènement de Charles VI à la mort de Philippe de Bourgogne</hi>, Paris, Picard, 1966, p. 462, n. 5).</p></note>, deux tableaux d'or garniz de perrerie desquelz la declaracion s'ensuit. Premierement ung grant tableau d'or ancien fait en maniere de treillis d'un pié et demi de hault et d'un pié de large ou environ, ouquel par devant est nostre Seigneur en la croix et aux coustez nostre Dame et saint Jehan faiz en maniere de haulte taille et est garni ledit tableau de trante et trois balaiz<notetype="bp"><p>Pierre précieuse rouge, variété de rubis d'Orient (<reftarget="http://www.atilf.fr/dmf/definition/balais"type="external">DMF</ref>).</p></note> que gros que petis, trante et ung saphirs dont il en y a trois plus gros que les autres et de soixante dix sept perles que grosses que petites, et siet icellui tableau sur trois piez de mesures en maniere de deux arcs voultis ; lequel tableau ainsi garni comme dit est nous achaptasmes avecques un autre de Cendre Billot aux estraines le premier jour de janvier l'an mil CCCC et huit. Item un autre grant tableau d'or de haulte taille d'ancienne façon, ouquel par devant est la resurrection nostre Seigneur et plusieurs ymages entour garni de celle part de dix huit balaiz de plusieurs façons, vint six saphirs, six esmeraudes, onze petis camahieux et sept vins deux perles que grosses que moiennes que petites de petite valeur, et siet sur un pié d'or en façon d'un chastel a quatre tournelles dont la porte est d'une perre noire entaillee du baptisement nostre Seigneur, et aux coustez a quatre grans camahieux, et ou darriere dudit tableau a tout au dessus une pierre de Cassidoine creuse escripte entour, et en descendant a une autre perre noire en façon d'une porte entaillee d'un ymage de Dieu qui tyre les ames d'enfer et se apparoist ala Magdlene et y a escript : « Quem queris Dominum meum »<notetype="bp"><p>Citation condensée de <hirend="hi">Jean</hi>, 20, 15 et 13.</p></note>, et en descendant plus bas a un ymage de saint Mathieu, un autre ymage appellé Egippus, roy d'Ethiopie<notetype="bp"><p>Roi d'Éthiopie converti par Matthieu.</p></note>, et un autre appellé Beor<notetype="bp"><p>Béor, père de Balaam (<hirend="hi">Genèse</hi> 36, 32 ; <hirend="hi">Nombres</hi> 22, 5).</p></note>, et ou darriere du pié a une croix garnie de menue perrerie de voirre<notetype="bp"><p>Il s'agit d'ivoire.</p></note>, lequel tableau ainsi garni comme dit est madame la royne de France nous donna a Melun<notetype="bp"><p>Melun, Seine-et-Marne, ch.-l. dép.</p></note> ou mois de juing l'an mil CCCC et ung. Lesquelz deux tableaux d'or dessus diz par nous ainsi euz et receuz de nostredicte chapelle par la main de nostredit conseillier comme dit est nous donnasmes le jour du Saint Sacrement derrenier passé<notetype="bp"><p>30 mai 1415.</p></note> a nostre tres chier et tres amé neveu monseigneur de duc de Guienne. Et d'iceulx tableaux nous tenons pour contens,</p>
<p>et voulons par ces presentes que iceulx tresorier et chapictre de nostredicte chapelle et tous autres a qui il pourroit compecter et appartenir en soient et demeurent quictes et deschargiez partout ou il appartendra sanz aucun contredit ou difficulté, et sanz ce que jamais on leur en puisse aucune chose demander.</p>
<p>Donné a Paris, en nostre hostel de Neelle<notetype="bp"><p>Hôtel de Nesle, résidence du duc à Paris.</p></note>, le V<hirend="sup">me</hi> jour de juing, l'an de grace mil CCCC et quinze.</p>