Louis, duc de Bourbonnais etc., confirme les privilèges accordés par ses prédécesseurs à Villefranche de Moncenoux, tels qu'ils ont été approuvés le 8 novembre 1336 par le duc Louis Ier.
Louis, duc de Bourbonnais etc., confirme les privilèges accordés par ses prédécesseurs à Villefranche de Moncenoux, tels qu'ils ont été approuvés le 8 novembre 1336 par le duc Louis Ier.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Forez et seigneur de Beaujeu, per et chambrier de France, savoir faisons a tous presentz et advenir nous avons receue humble supplicacion de noz amés les habitans de nostre ville de Villefranche de Moncenol Auj. Villefranche-d'Allier : ar. Montluçon, c. Commentry.
[Suit le texte des lettres de franchises et de privilèges octroyés par Archambaud et Agnès de Bourbon en mars 1269 (n. st.), puis la confirmation de Louis I er octroyée le 8 novembre 1330]
Lesquelles lectres et privileges lesdiz habitans nous ont humblement supplié et requis que leur voulsissions confermer au prouffit d'eulx et de leurs successeurs affin que, par le moyen d'icelle confirmacion et des libertés contenues en iceulx previleges, ladicte ville qui par les guerres, mortalités et autrement a esté grandement dommagee et depopullee, se puist repeupler, ressourdre et en estat convenable remectre, pour ce est que nous, ces choses considerees, desirans le bien, utillité et prouffit de ladicte ville, desdiz habitans et de la chose publicque d'icelle, voulans les maintenir et garder en leurs anciens droiz et franchises et iceulx acroistre et augmenter de nostre pouvoir, de nostre certaine science et grace especial et de nostre auctorité et puissance les lectres, franchises, libertés et previleges dessus transcriptes et tous les poins, clauses et articles exprimés et declarés en icelles avons louez, aggreez, ratiffiez, approvés et confermés, et par ces presentes louons, aggreons, ratiffions, approvons et confermons pour et au prouffit desdiz habitans et de leurs successeurs habitans de nostredicte ville de Villefranche de Moncenol perpetuellement. Et volons et leur octroions que de toutes et chascune les libertés, prerogatives, droitz, franchises, exempcions et previleges declarés es lectres dessus transcriptes lesdiz supplians et leurs successeurs joïssent doresenavant a tous jours maiz paisiblement sans ce que ores ne par le temps advenir leur soit jamais mys aulcun destourbier Dans le sens de "trouble", "vexation".
(Sur le repli:) Par monseigneur le duc, messeigneurs Jehan de Bonnebaut
: Et estoit escript dessus au replet desdictes lectres.
Jean de Bonnebaut est un proche de Louis II qu'il a servi militairement et diplomatiquement. Il est l'un des quatres vieux chevaliers que Louis II désigne pour l'accompagner dans sa retraite aux Célestins de Vichy (Chronique du bon duc, p. 292-293). Chambellan du roi (1400), il est sénéchal de Rouergue de 1399 à 1410, puis sénéchal de Toulouse de 1411 à 1414 (A. Demurger, "Guerre civile et changement du personnel administratif", p. 235). Il meurt à la bataille d'Azincourt.
Étienne de Nourry est le fils de Pierre de Nourry, lieutenant général et principal conseiller de Louis II. Chambellan du duc II à la pension de 200 fr. en 1400 (Paris, Archives nationales, P 1374/2, n°2429), il sera désigné en 1426 comme parrain du fils de Charles de Bourbon, Jean, futur Jean II (H. de Surirey de Saint Remy, Jean II de Bourbon, p. 27).
Proche de Louis II, ce dernier choisit Robert de Vendat en 1409 comme l'un des quatre vieux chevaliers avec lesquels il désire se retirer au couvent des Célestins pour terminer sa vie (La Chronique du bon duc Loÿs de Bourbon, p. 292-293). À la mort de son maître, Robert de Vendat sert Jean Ier de Bourbon dont il est le bailli de Bourbonnais (L. Aubret, Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, II, p. 468). Il est sénéchal de Quercy de 1409 à 1411 (A. Demurger, "Guerre civile et changememt du personnel administratif", p. 296).
Capitaine du Fay nommé en 1382 (Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 95v), on trouve Gauvain Michaille à plusieurs reprises dans l'ost de Louis II (Chronique du bon duc, p. 102-154, 172-174, 185, 231, 284).
Colas Denis est secrétaire de Louis II, actif dans la dernière décennie de son principat (O. Mattéoni, "Écriture et pouvoir princier", p. 178). Il est cité trésorier de Bourbonnais en 1403-1404 (Paris, Archives nationales, P 1391/1, n°526 et n°528).
De Bar.