Louis, duc de Bourbonnais etc., fonde en l'église cathédrale de Saint-Julien du Mans une messe basse perpétuelle chaque jour et une grand'messe annuelle le 18 août, fondations pour lesquelles il assigne au chapitre une rente de 90 livres tournois, qui sont à prendre sur la terre de Montfaucon et sur d'autres choses sises en la paroisse de Saint-Pierre-de-la-Cour qu'il vient d'acquérir, et pour le complément sur les revenus de la prêvôté de son comté de Clermont-en-Beauvaisis.
Louis, duc de Bourbonnais etc., fonde en l'église cathédrale de Saint-Julien du Mans une messe basse perpétuelle chaque jour et une grand'messe annuelle le 18 août, fondations pour lesquelles il assigne au chapitre une rente de 90 livres tournois, qui sont à prendre sur la terre de Montfaucon et sur d'autres choses sises en la paroisse de Saint-Pierre-de-la-Cour qu'il vient d'acquérir, et pour le complément sur les revenus de la prêvôté de son comté de Clermont-en-Beauvaisis.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Forest, seigneur de Beaujeu, per et chamberier de France. Savoir faisons a tous, presens et a venir, que comme en perseverant en la tres grant et fervent devocion et amour que nous avons tousjours eue et encores avons au tres glorieux corps saint monseigneur saint Julien, duquel son benoit corps repose en l'eglise cathedral du Mans, et aussi pour acquerir et impetrer remission et grace envers nostre doulx Sauveur Jhesu Crist des pechiez de noz predecesseurs, de nous, de noz hoirs et successeurs, ayons fondé et ordonné en ladicte eglise cathedral du Mans chascun jour de la sepmaine a tousjours perpetuelment estre celebree une messe, c'est assavoir le dymenche du jour, le lundi de monseigneur saint Julien, le mardi de Requiem, le mecredi de la Nativité nostre Seigneur, le jeudi de Requiem, le vendredi de la Croix, aprés laquelle messe de la Croix tantost icelle chantee et celebree, sera dicte la Passion du vendredi benoit, et le samedi de l'Anonciacion Nostre Dame ; lesquelles messes nous avons ordonné estre celebrees en la chapelle Nostre Dame du chief de ladicte eglise, excepté celle du lundi qui sera celebree a l'autel de monseigneur saint Julien ; et avec ce une autre messe a notte solempnele le jour que nous ou noz successeurs ducs de Bourbonnois porterons ou envoyerons cinq florins telz comme ilz ont et auront cours ou royaume de France pour nostre homage a l'autel monseigneur saint Julien, duquel glorieux glorieux corps saint nous sommes devenuz homme de nostre corps, et oultre ce ayons ordené illec estre celebree une autre messe a notte selempnele du Saint Esperit chascun an a tousjours perpetuelment le XVIII : "lesquelles lettres de vente nous leur avons baillees et delivrees pour toute garantie et en signe et tesmoing du dit transport fait pas nous pour trente trois livres tournois de rente ou de terre en deducion et defalcacion des dictes quatre vins dix livres tournois de rente et non pour plus".e jour d'aoust tant comme nous vivrons en ce siecle, et aprés nostre decés sera icelle messe convertie en un anniversaire solempnel qui sera dit chascun an a tel jour que nous yrons de vie a trespassement. Et pour et en remuneracion aucune de biens temporelz pour les choses dessus dictes, eussions fait don et offre aux doyen et chapitre de ladicte eglise du Mans de quatre vins dix livres tournois de rente annuelle et perpetuelle amortie a noz propres couz et despens, et leur soyons tenuz ycelle rente bailler, delivrer, asseoir et assigner bien et souffisament en lieux convenables tellement qu'il ne soit pas vraysemblable que elle doye deperir. Pour lesquelles choses enteriner et acomplir, avons obligié nous, noz hoirs et successeurs, et tous noz biens et les biens de noz hoirs, meubles et non meubles, presens et avenir, par especial nostre duchié de Bourbonnoiz et noz hoirs et successeurs de ladicte duchié, comme tout ce puet plus a plain apparoir par noz autres lettres sur ce faictes. Pour ce nous, desirans de tout nostre cuer et pour enteriner et acomplir l'assiete et assignacion desdictes quatre vins dix livres tournois de rente ausdiz doyen et chapitre afin que plus soient enclins et mieulx tenuz de faire dire et acomplir le service divin ainsi par nous ordonné en ladicte eglise comme dit est, nous, de nostre certaine science, avons baillié, delivré et transporté, et, par la teneur de ces presentes, bailhons, delivrons et transportons des maintenant a tousjours perpetuelment et hereditablement ausdiz doyen et chapitre de l'eglise cathedral du Mans, pour eulx, leurs successeurs et aians cause, toute la terre de Montfaucon et autres choses assises en la paroisse de Saint Pierre de la Court, ou diocese du Mans, que nous avons acquises de Gieffroy Babin, escuier, et de dame Marie de Loyre, sa femme, et de messire Jehan de Luyeres, chevalier, par la maniere plus a plain declairee es lettres d'acquisicion d'icelles terres faictes soubz le seel de la prevosté de Paris le samedi XVIIe jour de may l'an mil CCC IIIIXX et dix neuf ou environ,
Par monseigneur le duc, presens monseigneur le conte de Clermont, ainsné filz de mondit seigneur Il s'agit de Jean, comte de Clermont, qui deviendra duc de Bourbon en 1410. Il s'agit de Jean de Vervins, abbé de Montiéramey (Aube, ar. Aube, c. Lusigny), un des principaux conseillers de Louis II dans les années 1402-1405 (O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 186). Il sert aussi le roi comme conseiller à la Cour des aides de 1404 à 1416, sauf en 1411-1412 (G. Dupont-Ferrier, Il s'agit de Guillaume de Montrevel. Son nom lui vient de son mariage avec Marguerite l'Hermite de La Faye, dont les possessions s'étendaient en Bourbonnais et en Auvergne. Proche de Louis II de Bourbon, ce dernier le désigne comme l'un de ses exécuteurs testamentaires en janvier 1409 (Paris, Archives nationales, P 1370/1, n°1878 ; Le personnel de la Cour ou Chambre des aides de Paris, p. 181). De 1404 à 1416, il préside plusieurs audiences comme Premier général (Id., "Le personnel de la Cour ou Chambre des aides de Paris", n°26, p. 38).Chronique du bon duc, p. 314). Il est aussi conseiller et chambellan de Charles VI, membre de la cour amoureuse. Il combat à la bataille de Roosebeke. Lieutenant de la sénéchaussée de Beaucaire en 1389-1390, il y exerce comme sénéchal en 1403-1407, 1410-1412 et 1412-1413. Christine de Pizan le mentionne dans son Débat des deux amans(A. Bossuat, "Un ordre de chevalerie auvergnat : l'ordre de la Pomme d'or", p. 11 ; C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, p. 140 ; A. Demurger, "Guerre civile et changements du personnel administratif", p. 255 ; Cte de Remacle, "Les l'Hermite de La Faye", p. 191-196).
De Bar.