Louis, duc de Bourbonnais etc., nomme son amé et féal Philippe de Tholoigny châtelain et capitaine de la châtellenie de Saint-Marcellin, en remplacement de Guillot Bugier, qui en a été déchargé, et mande à ses gens des comptes de Montbrison de le mettre en possession dudit office dont l'exercice commencera à la Saint-Jean Baptiste prochaine.
Louis, duc de Bourbonnais etc., nomme son amé et féal Philippe de Tholoigny châtelain et capitaine de la châtellenie de Saint-Marcellin, en remplacement de Guillot Bugier, qui en a été déchargé, et mande à ses gens des comptes de Montbrison de le mettre en possession dudit office dont l'exercice commencera à la Saint-Jean Baptiste prochaine.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Forez, per et chamberier de France, a touz ceulx qui cez presentes lettres verront, salut. Savoir faisons que nous, confians a plein du sens, loyaulté et bonne diligence de nostre amé et feal Philipes de Tholoigne Possessionné à Saint-Galmier, Néronde et Saint-Marcellin, il est le fils aîné de Hugues de Tholoigny dit Bolleron ou Bolleyron de Tholoigny, qui fut capitaine-châtelain de Châtelus et Fontanès en 1364, puis châtelain de Saint-Galmier en 1366, poste où il fut renommé le 17 juin 1368 et où il est encore en 1379. Philippe testa en 1445, alors qu'il était presque octogénaire ; il est encore vivant en 1452 (Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 54, 64, 66v ; É. Perroy, Saint-Marcellin : Loire, ar. Montbrison, c. Saint-Just-Saint-Rambert.Les familles nobles, II, p. 891-892).e jour de may, l'an mil CCC IIIIXX et XIIII.
Par monseigneur le lieutenant Il s'agit de Pierre de Nourry. Possessionné en Nivernais, il est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, Il s'agit de Denis de Beaumont qui été nommé bailli de Forez le 24 mars 1379 (Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 86). Sa dernière mention dans l'office est le 14 avril 1407 (Archives départementales Loire, B 2003, fol. 123). Il a supervisé la "visitation" faite au comté de Forez en 1384-1385 (Archives départementales Loire, B 1913, fol. 3v-5 ; É. Fournial, "Enquêteurs, réformateurs et visiteurs généraux", p. 30-33 ; O. Mattéoni, "Louis II de Bourbon, l'enquête et la réforme", p. 174). Il s'agit de Pierre Vernin. Licencié en lois, chanoine de Chartres, il est juge de Forez de 1380 à 1411 (Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 87 ; Archives départementales Loire, B 1944, fol. 13v). Il s'agit d'Étienne d'Entraigues. Originaire de Souvigny, frère de Jean d'Entraigues qui a été trésorier de Forez avant lui avant de prendre en charge la trésorerie du duché de Bourbonnais, il est nommé trésorier de Forez le 9 juin 1370. Il le demeure jusqu'au 22 janvier 1409, date à laquelle il est remplacé par Guillaudon Chauvet (Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 69 ; Archives départementales de la Loire, B 1950, fol. 50 ; É. Perroy, "Le personnel administratif", p. 154. É. Fournial, De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).Les mémoriaux de la Chambre des comptes de Forez, p. 75 et 79-80). Il est alors institué président de la Chambre des comptes de Montbrison, office que Louis II crée spécialement à son intention. Il est attesté pour la première fois dans cette nouvelle charge le 9 juillet 1409 (Archives départementales Loire, B 1958, fol. 50 ; É. Fournial, Les mémoriaux de la Chambre des comptes de Forez, p. 90).
J. Gadet.