Louis, duc de Bourbonnais etc., demande à ses gens des comptes de Forez de lever la commise qu'ils avaient prononcée pour le fief du Mas à l'endroit de dame Catherine de Varey, veuve de feu messire Guy de Grolée, pour hommage non rendu, en même qu'il autorise, à la demande et requête de l'évêque d'Amiens et de son frère Humbert de Boysi, chevalier et conseiller du duc, ladite dame à vendre ledit fief audit Humbert, lequel sera tenu à en faire hommage une fois acquis.
Louis, duc de Bourbonnais etc., demande à ses gens des comptes de Forez de lever la commise qu'ils avaient prononcée pour le fief du Mas à l'endroit de dame Catherine de Varey, veuve de feu messire Guy de Grolée, pour hommage non rendu, en même qu'il autorise, à la demande et requête de l'évêque d'Amiens et de son frère Humbert de Boysi, chevalier et conseiller du duc, ladite dame à vendre ledit fief audit Humbert, lequel sera tenu à en faire hommage une fois acquis.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Forez, per et chamberer de France, a noz amez et feaux gens de nostre chambre des comptes en Forez, salut et dilection. Comme la terre du Mas et dez appartenances assisez en noz chastellenies et mandemens de Saint Just Saint-Just-en-Chavalet : Loire, ar. Roanne, c. Renaison. Saint-Maurice, auj. Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire : Loire, ar. Roanne, c. Renaison. Humbert de Boysi, conseiller au Parlement de Paris en 1377, cinquième président en 1394, quatrième en 1396, est le frère de Jean, évêque d'Amiens, et le neveu du cardinal Jean de La Grange et d'Étienne de La Grange, président au Parlement. Originaire de Saint-Haon en Forez, il est autorisé par Louis II à construire avec son frère une forteresse au lieu de Boisy (F. Autrand, (a) et licence, Cleppé : Loire, ar. Montbrison, c. Feurs.Naissance d'un grand corps de l'État, p. 187-188). Il a présidé les Grands Jours de Bourbonnais en 1400 (O. Troubat, La guerre de Cent Ans, II, p. 695).répété B.XX et douze.
Par monseigneur le duc, monseigneur de Norry Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).
J. Gadet.