Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Forez, per et chamberier de France, a nos amez et feaulx conselliers les gens de nostre chambre de nos comptes, salut. Noz bien amez les prieur et chapistre de Monceno nous ont signifié que comme prés de nostre ville de Villefranche de MoncenoVillefranche-d'Allier : ar. Montluçon, c. Commentry.
a un hospital ouquel d'encieneté a un ymage de madame sainte Ragonde ouquel ymage, tant de encieneté comme de present, le peuple a moult grant devocion et a trouvé le dit peuple moult de miracles, si ont lesdiz prieur et chapistre volunté et prepoux, se il nous plait, de faire bastir, rediffier ledit hospital et une chapelle affin de faire celebrer le devin office de Nostre Seigneur et de madicte dame sainte Ragonde et que ses vertus soient plus grans et aussit que les povres y soient doresenavant receuz et hebergés, et lequel bastiment et ediffiement il dient qu'il ne povent faire sens nostre congé et licence par ce que ledit hospital est mehnt (ou mehue)a. pour mouvant.
de nostre censive et aussit que il y a un tenencer ouquel noz gens ont ballé ledit hospital lequel, tant en sa main comme par le temps de ses predecesseurs, est cheant en ruyne. Si nous ont suplié ledit prieur et chapistre que il nous pleust a eulx ballé ledit hospital en paiant les charges ou que de certaines aumosnes perpetuelles, esquelles nous leur fumes tenus, faire recompensacion. Pour ce est il que nous, par consideracion de ce que ledit hospital est a present en ruyne et sera moult proffitable pour le peuple, se il est bastiz et ediffiez, par la grant devocion que ledit peuple y a, vous mandons que, appellé les cosses de Villefranche et ledit tenencers qui a present tient en sa main ledit hospital, vous avisez en la chambre lequel sera plus proffitable de faire ou de recompouser les rentes que nous avons sur ledit hospital esdictes aumosnes que nous leur debvons ou de leur baller ledit hospital en nous paiant les charges, et de cellui qui plus proffitable sera, comme dit est, nous raportez soubz vos seaux affin de ordener, si comme bon nous samblera, proveu que nous soions bien assehuré que de noz rentes nous serons bien asseuré et que la collacion nous demore. Donné soubz nostre seel, le IXe jour d'octobre, l'an mil CCC IIIIXX et deux.