Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Fourez, per et chamberier de France, a nostre chastellain de MontluçonMontluçon : Allier, ch.-l. ar.
ou a son lieutenant, salut. Les consulz de nostre ville dudit Montliçon nous ont signifié que plusieurs des habitans de ladicte ville, tant eulx disans nobles comme autres non nobles, ont esté et encores sont recusans et en demeure de paier ce a quoy il ont esté assiz et impousez de et pour les fouages qui, en l'annee darriere passee, orent commis en nostredicte ville et ainssuit par les reparacions d'icelle, et souz umbre de ce que les uns se dient nobles et les autres se dient clercs, se veulent exempter de contribuer aux chouses dessusdictes en leur grant grief, prejudice et dobmaige si comme ils dient, en nous humblement supliant sur ce gracieusement prouvoir. Pourquoy nous vous mandons et commectons que touz ceulx de ladicte ville, nobles ou autres de quelque estat ou condicion que il soient, qui de et pour cause dudit fouage et raparacion vous appert avoir esté assiz en l'an darrier passé, vous contraignez ou faites contraindre a poier ce a quoy il aurront esté deuement assiz, impousez et tout par la fourme et maniere que il est acoustumee a faire pour noz propres debtes, non obstant quelcunques opposicions, allegacions ou appellacions frivoles ne quelconques autres chouses a ce contraire, car anssuit nous plaist il estre fait. Donné souz nostre seel, le Xe jour de decembre, l'an de grace mil CCC LX dix et sept.