Actes princiers Actes de Charles Ier de Bourbon Acte brb_ch_i_1454_10_30a transcribed by Jean-Damien Généro Acte édité dans le cadre du programme Actes princiers. direction scientifique Olivier Mattéoni direction technique Jean-Damien Généro direction technique Nicolas Perreaux stagiaire de l'École nationale des chartes Justine Chainiau Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris (UMR 8589), Centre de recherches historiques (UMR 8558) Olivier Mattéoni 2023 Distributed under an Open License 2.0 Archives nationalesP 1365/1c. 1415/1 [Entre le 30 octobre et le 12 novembre 1454] Charles Ier de Bourbon NS A. Minute raturée sur papier, inachevée. 190 x 150 mm. Paris, Archives nationales, P 1365/1, c. 1415/1. NSNS

Lettre de Charles, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, à son beau-frère Philippe, duc de Bourgogne, faisant suite au mariage de Charles de Charolais et d'Isabelle de Bourbon.

[Entre le 30 octobre et le 12 novembre 1454]NS

Lettre de Charles, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, à son beau-frère Philippe, duc de Bourgogne, faisant suite au mariage de Charles de Charolais et d'Isabelle de Bourbon

Le texte fait référence au mariage de Charles de Charolais et Isabelle de Bourbon ("Vous avez mariez la fille et en povez fere a votre bon plaisir"), célébré de manière unilatérale par Philippe le Bon sans que les négociations du contrat entre les époux aient pu aboutir (voir l'acte du 20 septembre 1454). Jacques du Clercq le situe à la date du 30 octobre, et Mathieu d'Escouchy le lendemain ; Olivier de la Marche se trompe en retenant la date du carême : Mémoires d'Olivier de la Marche, II, chap. XXXI, p. 401. Charles Ier donne pouvoir à des ambassadeurs pour traiter du contrat de mariage le 12 novembre suivant : voir l'acte du 30 septembre 1454 et la lettre datée entre le 30 octobre et le 12 novembre 1454. Le ton laisse penser que la rédaction intervient immédiatement après que le duc ait reçu la nouvelle du mariage de sa fille. Ce document n'est pas mentionné par les chroniqueurs du Moyen Âge, ni par le recueil de copies modernes effectuées à la Chambre des comptes de Dijon (BnF, ms. fr. 4628), ni dans les Preuves de Dom Plancher. Il n'a peut être pas été expédié. Il est l'antithèse de la lettre d'Agnès de Bourgogne dont la minute se trouve dans le même registre des Archives nationales (voir la lettre d'Agnès de Bourgogne d'avant le 12 novembre 1454) ; il est possible que la lettre de la duchesse remplace celle du duc. C'est tout du moins la seule des deux dont l'arrivée à Dijon est attestée.

.

Tres chier et honoré frere, je me recommande a vous tant chierment come je puis. Plaist vous savoir que j'ay receu voz lettres que par Jehan Boudault

Le scribe a écrit Jeh. Boud. Jehan Boudaut est aussi le porteur d'une lettre destinée à Agnès de Bourgogne (voir la lettre d'Agnès de Bourgogne d'avant le 12 novembre 1454).

, porteur de ceste, escriptes m'avez, et veu bien a plain le contenu d'icelles. En verité, tres chier et honoré frere, je suy tant perplex

Perplex suivi de que barré.

en ceste matiere, et aussi pour ma maladie, que je ne say bonnement que dire, et me tienne au bout de mon sens, car pour rien ne eusse pensé que vous fussiés ainsi arresté a voz deminddes et que n'ussiez voulu ce mariaige pour accroistre de chevance. ‹Considerant vostre cas et le mien›, je vous ay ouffert tout ce que possible m'est d'y fere sans le destruction de mes enfans ne de mon hostel, que cuoy que me vouldriez, et se vostre plaisir n'est de ainsi l'acepter, il m'en desplaira mortelment, maiz toutesfoiz Dieu siet que a moy ne tient que la chose ne se face, et

Et précédé de j'ay barré.

en suis le premier desplaisant. Vous avez mariez la fille et en povez fere a votre bon plaisir, je la vous recomande et tous les autres aussi, et quoy que soit

Soit : idem.

mon entencion est toujours de demorer vostre bon frere, parent

Vostre bon frere, parent remplace vostre humble frere et [?] prest de vous, barré.

, et aussi, s'il vous plaist, prest a tout heure de m'employer en tout ce que sera votre bien a moy possible, priant nostre

Le texte est incomplet et s'arrête à priant nostre. La formule habituelle de conclusion des lettres missive est priant nostre Seigneur qu'il vous ait en sa garde.