Évaux(-les-Bains) : Creuse, ar. Aubusson, ch.-l. c.
Louis, duc de Bourbonnais etc., fonde au prieuré de Sault, dans sa châtellenie de Montluçon, lequel dépend du monastère de Saint-Pierre d'Évaux, trois messes solennelles annuelles, moyennant une rente de six setiers de blé.
Louis, duc de Bourbonnais etc., fonde au prieuré de Sault, dans sa châtellenie de Montluçon, lequel dépend du monastère de Saint-Pierre d'Évaux, trois messes solennelles annuelles, moyennant une rente de six setiers de blé.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Fourez, baron et seigneur de Beaujeu, per et chamberier de France. Savoir faisons a tous presens et a venir que en l'onneur et louenge de Dieu et de la benoite Vierge Marie sa mere, de monseigneur saint Pierre et de toute la court celestial, et pour le remede et salut des ames de nous et de nostre tres chiere et tres amee compaigne la duchesse, de nostre tres chier seigneur et pere que Dieux absoigve et des autres nos predecesseurs et aussi de noz enffans et successeurs, nous avons fondé, institué et ordonné, et par ces presentes fondons, instituons et ordonnons doresenavant perpetuelment trois messes chascun an a tousjours mais en l'eglise et prieuré de Saulx Sault : Allier, ar. Montluçon, com. Prémilhat.
Par monseigneur le duc, vous À cette date, le chancelier est Jean Le Viste. D'origine lyonnaise, conseiller du duc, il devient chancelier ducal en 1408 (O. Mattéoni, "Écriture et pouvoir princier", p. 147-149 ; R. Fédou, Il s'agit de Pierre de Chantelle. Ancien du collège de Navarre, docteur et professeur en théologie ((N. Gorochov, L'acte mentione que les lettres sont Les hommes de loi lyonnais à la fin du Moyen Âge, p. 340-341).Le collège de Navarre, p. 608), il est chanoine de Laon de 1407 à 1411 (H. Millet, Les chanoines du chapitre cathédral de Laon, p. 401-402). Il est aussi chanoine de Paris en 1407. En 1410, Jean XXIII lui confère deux canonicats à Rouen et à Cambrai, avec réserve de prébende (X. de La Selle, Le service des âmes à la cour, p. 277). Il donna l'ultime confession à Louis II sur son lit de mort en 1410 (Chronique du bon duc, p. 313-315). Auparavant, en 1404, c'est lui qui assura l'office divin que Louis II fit dire pour les obsèques de son second fils (Ibid., p. 275). Après la mort du duc, il est confesseur de Charles VI (1413), avant de passer au service du dauphin, dont il devient le conseiller. Il le demeure quand celui-ci devient roi (X. de La Selle, Le service des âmes à la cour, p. 277). Lorsque Charles de Bourbon fait en 1429 son premier testament dans lequel il choisit comme lieu de sépulture le couvent des Célestins de Vichy, il est désigné comme exécuteur testamentaire (Paris, Archives nationales, P 1370/1, n°1979 [73], et n°1879 [72] ; M.-É. Gautier, "Un projet d'abandon de nécropole des Bourbons à Souvigny", p. 398 et 402).signatas in dorso marginis et scriptas in dicto dorso. Il comprend à la suite cette indication : "Aujourd'huy XXe jour de juillet l'an mil CCCC et neuf, ces presentes lettres et le contenu en icelles ont esté enregistrees sur le terrier couvert de peaul vert de la chastellenie de Montluçon par moy, et signatas : J. Chaumoise".
J. Cadet.