Louis, duc de Bourbonnais etc., nomme Pierre Gordin, examinateur des causes au pays de Forez, à l'office de receveur de la ville et châtellenie de Thiers, au lieu de Jean Sachet, et à celui de procureur en ladite châtellenie, au lieu de Jean Raffin, et demande à ses gens des comptes de Montbrison, une fois reçu le serment requis, d'instituer ledit Gordin dans les deux offices.
Louis, duc de Bourbonnais etc., nomme Pierre Gordin, examinateur des causes au pays de Forez, à l'office de receveur de la ville et châtellenie de Thiers, au lieu de Jean Sachet, et à celui de procureur en ladite châtellenie, au lieu de Jean Raffin, et demande à ses gens des comptes de Montbrison, une fois reçu le serment requis, d'instituer ledit Gordin dans les deux offices.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Forez, per et chamberier de France, a touz ceulx qui ces lettres verront, salut. Savoir faisons que, pour le bon rapport que fait nous a esté du sens, loyauté et bonne diligence de Pierre Gordin, examinateur de noz causes en nostre pays de Forez, ycellui Pierre Gordin avons fait et ordenné, faisons et ordennons par la teneur de ces presentes nostre receveur en nostre ville et chastellenie de Thiart Thiers : Puy-de-Dôme, ar. et ch.-l. c.e jour de juing, l'an mil IIIC IIIIXX et XIX.
Par monseigneur le duc en son conseil, ouquel estoient monseigneur de Norry Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, Il s'agit de Guillaume de Montrevel. Son nom lui vient de son mariage avec Marguerite l'Hermite de La Faye, dont les possessions s'étendaient en Bourbonnais et en Auvergne. Proche de Louis II de Bourbon, ce dernier le désigne comme l'un de ses exécuteurs testamentaires en janvier 1409 (Paris, Archives nationales, P 1370/1, n°1878 ; De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).Chronique du bon duc, p. 314). Il est aussi conseiller et chambellan de Charles VI, membre de la cour amoureuse. Il combat à la bataille de Roosebeke. Lieutenant de la sénéchaussée de Beaucaire en 1389-1390, il y exerce comme sénéchal en 1403-1407, 1410-1412 et 1412-1413. Christine de Pizan le mentionne dans son Débat des deux amans(A. Bossuat, "Un ordre de chevalerie auvergnat : l'ordre de la Pomme d'or", p. 11 ; C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, p. 140 ; A. Demurger, "Guerre civile et changements du personnel administratif", p. 255 ; Cte de Remacle, "Les l'Hermite de La Faye", p. 191-196).
Rigaut.