Lettre de Charles, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, à son beau-frère Philippe, duc de Bourgogne, faisant suite au mariage de Charles de Charolais et d'Isabelle de Bourbon.
Lettre de Charles, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, à son beau-frère Philippe, duc de Bourgogne, faisant suite au mariage de Charles de Charolais et d'Isabelle de Bourbon Le texte fait référence au mariage de Charles de Charolais et Isabelle de Bourbon ("Vous avez mariez la fille et en povez fere a votre bon plaisir"), célébré de manière unilatérale par Philippe le Bon sans que les négociations du contrat entre les époux aient pu aboutir (voir l'acte du 20 septembre 1454). Jacques du Clercq le situe à la date du 30 octobre, et Mathieu d'Escouchy le lendemain ; Olivier de la Marche se trompe en retenant la date du carême : Mémoires d'Olivier de la Marche, II, chap. XXXI, p. 401. Charles Ier donne pouvoir à des ambassadeurs pour traiter du contrat de mariage le 12 novembre suivant : voir l'acte du 30 septembre 1454 et la lettre datée entre le 30 octobre et le 12 novembre 1454. Le ton laisse penser que la rédaction intervient immédiatement après que le duc ait reçu la nouvelle du mariage de sa fille. Ce document n'est pas mentionné par les chroniqueurs du Moyen Âge, ni par le recueil de copies modernes effectuées à la Chambre des comptes de Dijon (BnF, ms. fr. 4628), ni dans les Preuves de Dom Plancher. Il n'a peut être pas été expédié. Il est l'antithèse de la lettre d'Agnès de Bourgogne dont la minute se trouve dans le même registre des Archives nationales (voir la lettre d'Agnès de Bourgogne d'avant le 12 novembre 1454) ; il est possible que la lettre de la duchesse remplace celle du duc. C'est tout du moins la seule des deux dont l'arrivée à Dijon est attestée.
Tres chier et honoré frere, je me recommande a vous tant chierment come je puis. Plaist vous savoir que j'ay receu voz lettres que par Jehan Boudault Le scribe a écrit Le texte est incomplet et s'arrête à Jeh. Boud. Jehan Boudaut est aussi le porteur d'une lettre destinée à Agnès de Bourgogne (voir la lettre d'Agnès de Bourgogne d'avant le 12 novembre 1454). Perplex suivi de que barré. Et précédé de j'ay barré. Soit : idem.Vostre bon frere, parent remplace vostre humble frere et [?] prest de vous, barré. priant nostre. La formule habituelle de conclusion des lettres missive est priant nostre Seigneur qu'il vous ait en sa garde.