La copie D s'achève par et scellees en lacs de soye rouge et verte du grand scel de cire verte.
Mention de collation : Collationé par nous, conseiller maitre a ce comis. Lantines.
Louis, duc de Bourbonnais etc., fonde un couvent des Célestins à Vichy, et assigne pour cette fondation 500 l. de rente annuelle à prendre sur les châtellenies de Vichy, Billy, Gannat et autres, sur le péage de Thiers et sur les tailles de Château-Chinon.
Louis, duc de Bourbonnais etc., fonde un couvent des Célestins à Vichy, et assigne pour cette fondation 500 l. de rente annuelle à prendre sur les châtellenies de Vichy, Billy, Gannat et autres, sur le péage de Thiers et sur les tailles de Château-Chinon.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Forez et seigneur de Beaujeu, per et chamberier de France. Savoir faisons a tous presens et avenir que nous, considerans les trés grans graces et benefices que Dieux nostre createur nous a fait en ce monde depuis le benefice de nostre creacion par lequel par sa mesestimable bonté il nous a formé sa creature raisonnable et intellective a son ymage et semblance, et si nous a tant volu honnourer qu'il nous a donné actraction et naissance de la trés haulte, trés noble et royal maison de France et nous a esleue a grans honneurs, seignoriez et prerogatives et sens noz merites donné grant habondance de biens, de seignories, terres, haultesses et autres noblesses avecques d'autres biens et honneurs innumerables, ja soit ce que d'iceulx feussions et soions indigné, et combien qu'il ne soit pas a nostre pouvoir de souffisanment et condignement recognoistre tant de grans biens neantmoins selon nostre fraile possibilité, voulans de ce avoir aucune recognoissance envers Dieu nostre Createur et emploier aucune partie d'iceulx biens a l'augmentacion de son saint service, en l'onneur et reverence d'icellui Dieu nostre Createur dont tant de biens nous sont venus de la benoite Trinité pere et filz et saint Esprit, de la glorieuse Vierge Marie, mere de nostre doulz Sauveur Jhesu Crist, des benoiz patriarches, prophetes, apostres, martirs, confesseurs et autres sains et benoites saintes de Paradis et de toute la court celestial avons commencié de construire et ediffier lez nostre ville de Vichi Vichy : Allier, ch-l. ar.Marie de Bourbon (fille de Louis I er, morte en 1387, qui fait de son petit-neveu, Louis II, son héritier universel) et son fils Hugues de Lusignan (mort en 1385).
Billy : Allier, ar. Vichy, c. Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Varennes-sur-Allier : Allier, ar. Vichy, c. Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Chavroches : Allier, ar. Vichy, c. Moulins 2.
Perreux : Loire, ar. Roanne, ch.-l. c.
Lay : Loire, ar. Roanne, c. Saint-Symphorien-de-Lay.
Gannat : Allier, ar. Vicht, ch.-l. c.
Chantelle : Allier, ar. Moulins, c. Gannat.
Murat : Allier, ar. Montluçon, c. Commentry.
Montaigut-en-Combraille : Puy-de-Dôme, ar. Riom, ch.-l. c.
Thiers : Puy-de-Dôme, ch.-l. ar.
Donné a Molins, ou mois d'avril, l'an de grace mil quatre cens et dix aprés Pasques.
( Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, Membre d'une famille originaire d'Artois, François d'Aubercicourt est chambellan de Louis II. Il apparaît à plusieurs reprises dans ses osts, et il participe à la croisade de Barbarie en 1390 avec le duc, puis accompagne Boucicaut en Orient en 1399 (C. Bozzolo, H. Loyau, Jean de Châteaumorand est connu pour avoir été l'informateur de Cabaret d'Orville pour la rédaction de la Il s'agit de Pierre de Chantelle. Ancien du collège de Navarre, docteur et professeur en théologie ((N. Gorochov, Sur le repli :) Par monseigneur le duc en son conseil ou les seigneurs de NorryDe la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°202, p. 139). Appelé "cousin" par Louis II, il épouse en 1401 Jeanne Flote, dame de Revel, en Auvergne. À cette occasion, le duc de Bourbon lui donne les châtellenies de Rochefort et de Jenzat en Bourbonnais (P. Tiersonnier, Rochefort, châtellenie bourbonnaise, p. 334-365). Un des treize chevaliers de l'ordre de la Dame Blanche à l'Écu vert de Boucicaut, il faisait aussi partie de la Cour amoureuse (C. Bozzolo, H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°202, p. 139). Il est l'auteur d'une réponse des Cent Ballades(D. Poirion, Le poète et le prince, p. 152). Il a également été chambellan du roi et familier de Louis d'Orléans (É. Gonzalez, Un prince en son Hôtel, p. 51). À la fin du principat de Louis II, Pierre de Nourry le désigne avec l'Hermite de la Faye et Jean de Châteaumorand pour faire un état des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 278).Chronique du bon duc Louis de Bourbon qu'il écrit en 1429. Il y apparaît à de très nombreuses reprises (O. Mattéoni, "La seconde vie" de Cabaret d'Orville", p. 5-38). Noble possessionné aux confins du Bourbonnais et du Forez, il a été un fidèle serviteur de Louis II, participant à plusieurs de ses osts (Chronique du bon duc, passim). Il accompagna Boucicaut à Constantinople en 1390 et participa à plusieurs expéditions à Chypre et en Syrie (D. Lalande, Jean II le Meingre dit Boucicaut, p. 84, 114 ; G. Schlumberger, Jean de Châteaumorand, un des principaux héros français des arrière-croisades en Orient). Après la mort de Louis II, il exerça pour le roi la charge de sénéchal de Lyon et bailli de Mâcon du 27 avril au 1er novembre 1411, puis celle de sénéchal de Beaucaire du 8 mars au 24 décembre 1412 (A. Demurger, "Guerre civile et changement de personnel administratif", p. 242-243). Membre de la Cour amoureuse, il fut l'un des treize chevaliers de l'ordre de l'Écu vert à la Dame blanche de Boucicaut (C. Bozzolo, H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°197, p. 137).Le collège de Navarre, p. 608), il est chanoine de Laon de 1407 à 1411 (H. Millet, Les chanoines du chapitre cathédral de Laon, p. 401-402). Il est aussi chanoine de Paris en 1407. En 1410, Jean XXIII lui confère deux canonicats à Rouen et à Cambrai, avec réserve de prébende (X. de La Selle, Le service des âmes à la cour, p. 277). Il donna l'ultime confession à Louis II sur son lit de mort en 1410 (Chronique du bon duc, p. 313-315). Auparavant, en 1404, c'est lui qui assura l'office divin que Louis II fit dire pour les obsèques de son second fils (Ibid., p. 275). Après la mort du duc, il est confesseur de Charles VI (1413), avant de passer au service du dauphin, dont il devient le conseiller. Il le demeure quand celui-ci devient roi (X. de La Selle, Le service des âmes à la cour, p. 277). Lorsque Charles de Bourbon fait en 1429 son premier testament dans lequel il choisit comme lieu de sépulture le couvent des Célestins de Vichy, il est désigné comme exécuteur testamentaire (Paris, Archives nationales, P 1370/1, n°1979 [73], et n°1879 [72] ; M.-É. Gautier, "Un projet d'abandon de nécropole des Bourbons à Souvigny", p. 398 et 402).
De Bar.