Anne Dauphine, duchesse de Bourbonnais etc., ratifie au nom du duc son fils et fait publier l'abstinence de guerre conclue le 6 juin précédent entre ses commissaires et ceux du duc de Bourgogne, pour leurs pays respectifs.
Anne Dauphine, duchesse de Bourbonnais etc., ratifie au nom du duc son fils et fait publier l'abstinence de guerre conclue le 6 juin précédent entre ses commissaires et ceux du duc de Bourgogne, pour leurs pays respectifs.
Anne Dauphine, duchesse de Bourbonnois, comtesse de Fourez et dame de Beaujeu, a tous ceulx qui ces presentes lettres verront, salut. Savoir faisons nous avoir veu et ouies lettres ou cedule de traictié de paix et abstinence de guerre des païs des duchié et conté de Bourgoingne et conté de Charolois, au regart et en tant que touche les païs des duchié de Bourbonnois, conté de Fourez et seigneuries de Beaujeuloys, de Chastel-Chinon et de Combraille, fetes, passees et accordees par nobles hommes messire Jaques de Courtiambles, seigneur de Commorran, Phelibert, seigneur de Saint-Ligier, chevaliers, conseillés et chambellans du duc de Bourgoingne, maistre Geoffroy de Chosy, doyen d'Ostun, et Hugue, seigneur de Monjeu, bailli d'Ostun et de Moncenis, aussi conseillers dudit de Bourgoingne, pour la partie d'icellui duc de Bourgoigne et ses païs et subgiez dessusdiz, d'une part, et nobles hommes messire Jehan, seigneur de Chastelmorant Jean de Châteaumorand est connu pour avoir été l'informateur de Cabaret d'Orville pour la rédaction de la Fils de Pierre de Nourry, proche de Louis II puis d'Anne Dauphine, il reste dans la familiariaté des Bourbons par la suite. En 1426, il est l'un des parrains de Jean, futur Jean II, fils de Charles, comte de Clermont et d'Agnès de Bourgogne (H. de Surirey de Saint Remy, Noble bourbonnais, Robinet (ou Robert) de Vendat est chevalier. Il a été valet tranchant de Louis d'Anjou en 1377-1380 (A. Demurger, "Guerre civile et changement du personnel administratif", p. 296). Il participe à la bataille de Roosebeke en 1382 et est dans l'ost ducal pour l'expédition de Guyenne de 1385 ( Licencié en lois, seigneur de Genat en Bourbonnais, Pierre de Toulon est maître des requêtes de l'hôtel de Louis II de Bourbon. Il occupe la charge de garde des sceaux aux contrats de la chancellerie de Bourbonnais de 1408 au moins à 1411 (Montluçon, Archives municipales, DD 10 ; O. Troubat, s'ordre Fils de Guichard Dauphin I Louis Aycelin de Montaigut est seigneur de Listenois, en Bourbonnais. Proche de Louis II, il est l'un des fondateurs de l'ordre de la Pomme d'Or (A. Bossuat, "Un ordre de chevalerie auvergnat", p. 83-98). Il est membre de la Cour amoureuse fondée par Louis II et Philippe le Hardi en 1401 (C. Bozzolo et H. Loyau, Cleppé : Loire, ar. Montbrison, c. Feurs.Chronique du bon duc Louis de Bourbon qu'il écrit en 1429. Il y apparaît à de très nombreuses reprises (O. Mattéoni, "La seconde vie" de Cabaret d'Orville", p. 5-38). Noble possessionné aux confins du Bourbonnais et du Forez, il a été un fidèle serviteur de Louis II, participant à plusieurs de ses osts (Chronique du bon duc, passim). Il accompagna Boucicaut à Constantinople en 1390 et participa à plusieurs expéditions à Chypre et en Syrie (D. Lalande, Jean II le Meingre dit Boucicaut, p. 84, 114 ; G. Schlumberger, Jean de Châteaumorand, un des principaux héros français des arrière-croisades en Orient). Après la mort de Louis II, il exerça pour le roi la charge de sénéchal de Lyon et bailli de Mâcon du 27 avril au 1er novembre 1411, puis celle de sénéchal de Beaucaire du 8 mars au 24 décembre 1412 (A. Demurger, "Guerre civile et changement de personnel administratif", p. 242-243). Membre de la Cour amoureuse, il fut l'un des treize chevaliers de l'ordre de l'Écu vert à la Dame blanche de Boucicaut (C. Bozzolo, H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°197, p. 137).Jean II de Bourbon, p. 27).Chronique du bon duc, p. 139, 170 et 172). Il fait partie des "quatre viels chevaliers" retenus par Louis II pour se retirer au couvent des Célestins que le duc fonde à la fin de sa vie (Ibid., p. 293). Il est bailli de Bourbonnais de février 1409 au moins au 14 juin 1414 au moins (O. Troubat, La guerre de Cent Ans, II, p. 752 ; L. Aubret, Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, II, p. 468). Il fait aussi carrière au service du roi de France dans l'administration royale : il est institué sénéchal de Quercy le 4 mars 1409 – il succède à Guichard d'Urfé – et il le reste jusqu'en 1411 (A. Demurger, "Guerre civile et changement du personnel administratif", p. 296).La guerre de Cent Ans, II, p. 748), avant de devenir président de la Chambre des comptes de Moulins du 14 juin 1414 au moins au 11 mars 1418 au moins (L. Aubret, Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, II, p. 168 ; Archives départementales Loire, B 1837, fol. 96 ; O. Mattéoni, "Les présidents de la Chambre des comptes de Moulins", p. 486 et 492). Il est chancelier de Jean Ier et de Charles Ier de Bourbon de 1427 à 1439 (Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 22299, p. 6 ; L. Aubret, Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, II, p. 579 ; J.-D. Généro, "Chanceliers et secrétaires de la chancellerie de Charles Ier de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne", p. 6-9). Entre-temps, Pierre de Toulon a servi en Dauphiné où il est attesté avec le titre de "Président de Dauphiné", soit président du conseil delphinal, de 1422 à octobre 1425. Il y est aussi châtelain de Chevrières en 1423 et 1424 (Gallia Regia, III, n°10371, p. 18-19 ; Archives départementales Isère, B 3153, fol. 36).e jour de juing derreniez passé, la teneur s'ensuit : "Comme pour entretenir en paix et tranquillité la bonne affinité et prochaineté qui longuement a esté, est et sera si Dieu plaist, entre les païs des duchiez et conté de Bourgoigne et conté de Charolois d'une part, et des duchié de Bourbonnoys, conté de Fourez et seignories de Beaujeuloys, de Chastel Chinon et de Combraille d'autre part, et pour obvier aux dommaiges et inconveniens qui pourroient s'ordre orthographié s'ourdre (du verbe ourdir) dans le traité original.er, Guichard Dauphin est attesté comme conseiller et chambellan de Charles VI en 1408. Alors chargé de plusieurs missions diplomatiques, il devient grand maître de l'hôtel de Charles VI à l'initiative du duc de Bourgogne le 30 octobre 1409. Il le reste jusqu'au 15 novembre 1413, quelques mois après le départ des Bourguignons de Paris. On notera qu'il est encore qualifié de grand maître de l'hôtel de Charles Vi dans le présent acte. Il est aussi célèbre pour sa bibilothèque dont il dresse lui-même l'inventaire en 1413 (M. Rey, Les finances royales sous Charles VI, p. 40-42 ; Le Roux de Lincy, "Inventaire des livres composant la bibliothèque des seigneurs de Jaligny", p. 518-527 ; O. Mattéoni, "Noblesse et culture à la fin du Moyen Âge : la bibliothèque de Guichard Dauphin", p. 319-343.La cour amoureuse dite de Charles VI, I, p. 107, notice 132).e jours mehuz a compter lesdites troys sepmaines du jour de ladicte notifficacion, laquelle sera faite, se elle vient du costé de monseigneur le duc de Bourgoingne, au lieu de Molins, en la Chambre des comptes dudit lieu, en la personne des conseillers de ladicte chambre ou de l'un d'eulx, et, se elle vient du costé de madicte dame de Bourbonnois ou de mondit seigneur de Bourbon son filz, ladicte notiffication sera faite au lieu de Dijon, en la maison de la Chambre des comtpes dudit lieu, a la personne des conseillers de ladicte chambre ou l'un d'eulx, et affin que ces choses soient plus fermes et estables, lesdiz conseillers, tant d'une partie que d'autre, procureront de leur loyal povoir ce present traictié estre agree et ratiffié par leurs seigneurs et dames, ou par autres ayans povoir souffisant desdiz seigneurs et dames a faire ladicte ratiffication, dedans ung moys a compter de la date de ces presentes, et baillera une chacune desdites parties a l'autre les lettres de ladicte ratiffication dedans ledit temps, et desja et ce pendant demourent lesdiz païs et subgiez, l'un envers l'autre, en paix et abstinence de guerre en la maniere et selon les choses dessus dictes, et n'est par l'entente desdiz conseillers que par ce present traictié aucuns desdiz païs aillent comerser les uns aux autres avecques port d'armes par maniere d'ostillité ou autrement malicieusement, maiz se bon leur semble ilz pourront aller demourer, comercer, marchander et fere leurs besougnes les uns avecques les autres et es païs des autres paisiblement, en leur simple estat et advis coustumier en forme de paix. et affin que ces choses soient fermes et estables, les chevaliers dessus nommez d'un costé et d'autre, et ledit bailli d'Ostin, ont signé ces presentes lettres de leurs seings manuelz, et lesdiz messires de Courtiamble et de Chastelmorant les ont seellees de leurs propres seaulx, le VIe jour de juing, l'an de grace mil quatre cens et quatorze." Ainsi signé : "J. Comtrambles, P. de Saint-Ligier, H. de Monjeu, Chastelmorant, Norry, Vendac" et seellees des seaulx desdiz messire de Commorrain et de Chastelmorant. Et pour ce que nous, voulans et desirans de tout nostre cuer le bien, paix et tranquillité de noz païs et subgiez dessusdiz bien achevée, que nostredit filz est de pareil vouloir, de nostre certaine science, avons agree, approuvé, ratiffié et confirmé, et par la teneur de ces presentes agreons, approuvons, ratiffions et confirmons le traictié de paix et abstinence de guerre contenu es lettres et cedule dessus transcriptes, et toutes et singulieres les choses contenues esdites lettres et cedules, et promectons tenir et faire tenir par nosdiz païs et subgiez les choses contenues oudit traictié, et n'en venir au contraire. En tesmoing de ce, nous avons fait mettre nostre seel a ces presentes. DonnÉ en nostre chastel de Cleppée jour de juillet, l'an de grace mil quatre cens et quatorze.
Par madame la duchesse,
Soisson.