Philippe, fils de roi de France, duc de Bourgogne etc., et Louis, duc de Bourbonnais etc., pour mettre fin aux différends qui les opposent au sujet des limites et enclaves à la frontière des duchés de Bourbonnais et de Bourgogne, et plus spécialement de Chatolais et de Semur-en-Briennois, désigne des commissaires – Joserand de Sercey, bailli de Charolais, et Jean de Cluny, conseiller, pour le duc de Bourgogne, Blain Loup, bailli de Bourbonnais, et Gilbert Graulier, conseiller, pour le duc de Bourbonnais – pour enquêter et donner leur avis dans un an à partir de la date de ces lettres.
Philippe, fils de roi de France, duc de Bourgogne etc., et Louis, duc de Bourbonnais etc., pour mettre fin aux différends qui les opposent au sujet des limites et enclaves à la frontière des duchés de Bourbonnais et de Bourgogne, et plus spécialement de Chatolais et de Semur-en-Briennois, désigne des commissaires – Joserand de Sercey, bailli de Charolais, et Jean de Cluny, conseiller, pour le duc de Bourgogne, Blain Loup, bailli de Bourbonnais, et Gilbert Graulier, conseiller, pour le duc de Bourbonnais – pour enquêter et donner leur avis dans un an à partir de la date de ces lettres.
Phelippe, filz de roy de France, duc de Bourgougne, conte de Flandres, d'Artois et de Bourgongne, palatin, sire de Salins, conte de Rethel et seigneur de Malines, et Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Fourez, per et chamberier de France, a tous ceulx qui ces presentes lettres verront, salut. Comme pluseurs debaz soyent meuz ou esperez a mouvoir entre nous et noz gens et officiers pour nous, pour cause et occasion des limitacions et enclavemens estans es marches et mectes tant des païs du duchié de Bourgongne mesmement les terres de Charrolois et de Semur en Briennois comme du païs de Bourbonnois et de pluseurs exploiz de justice, penonceaulx, brandons, mainmises et autres empeschemens faiz et posez par les officiers d'un costé et d'autres es lieux et mectes dessus diz ainsi que dient et maintiennent tant aucuns des officiers de nous, duc de Bourgougne, comme des officiers de nous, duc de Bourbonnois, dessus nommez, savoir faisons que nous qui desirons norrir bonne paix et amour entre nous, voulans lesdiz debas estre determinez par voye amiable pour eschever toute matiere de plait et de procés qui par ce pourroient ensuir, avons ensemble traictié et accordé, traictons et accordons par la teneur de ces presentes que de par chascun de nous seront deputez deux commissaires, c'est assavoir pour nous duc de Bourgongne Joceran de Sercey, nostre bailli de Charrolois, et maistre Jehan de Clugny, nostre conseillier, et pour nous duc de Bourbonnois, messire Blain Loup, nostre bailli de Bourbonnois Seigneur de Beauvoir, chambellan du duc, il est cité à plusieurs reprises dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon comme maréchal de Bourbonnais dans les années 1370 et 1380 ( . Originaire de Gannat, Gilbert Graulier est garde des sceaux aux contrats du duché de Bourbonnais (cité le 15 septembre 1392 : Paris, Archives nationales, P 1357/1, n°359) et conseiller du duc (Moulins, Archives municipales, n°247, fol. 21, mai 1406). Il termine sa carrière comme châtelain de Gannat (jusqu'au 25 février 1442, date à laquelle il est forcé de céder la place en raison de "sa decrepitude et impatience" : Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 22299, p. 11).Chronique du bon duc, p. 138, 139, 145, 146, 151, 154, 170, 172, 185, 201). Il participe aussi à la croisade de Barbarie en 1390 (Ibid., p. 231). Il occupe la charge de bailli dans les annés 1390-1400, sa dernière mention dans l'office étant en 1408 (O. Troubat, La guerre de Cent Ans, II, p. 725 ; A. Leguai, "Baillis et sénéchaux", p. 71).XX et dix huit.
(Sur le repli à gauche :) Par monseigneur le duc de Bourgongne, a la relacion du conseil ouquel vous estiez.
Courlon.
( Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, Sur le repli à droite :) Par monseigneur le duc de Bourbonnois, monseigneur de NorryDe la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).
J. Babute.