Louis, duc de Bourbonnais etc., délivre à Gauvignon de Semur la justice haute, moyenne et basse pour sa terre d'Ouches, au comté de Forez, réservés les tènements de Sauniers et de la Goute, et ce non obstant le fait que ledit Gauvignon n'ait plus par devers lui les lettres originales attestant de la possession de la justice moyenne et basse dudit lieu, et lui accorde le droit de faire dresser "toutes enseignes de justice" en même temps qu'il lui octroie les droits de guet, garde, réparation et "vintein" sur les justiciables d'Ouches, excepté les droits de fief, ressort et souveraineté qui reviennent au duc-comte et à ses successeurs comtes de Forez.
Louis, duc de Bourbonnais etc., délivre à Gauvignon de Semur la justice haute, moyenne et basse pour sa terre d'Ouches, au comté de Forez, réservés les tènements de Sauniers et de la Goute, et ce non obstant le fait que ledit Gauvignon n'ait plus par devers lui les lettres originales attestant de la possession de la justice moyenne et basse dudit lieu, et lui accorde le droit de faire dresser "toutes enseignes de justice" en même temps qu'il lui octroie les droits de guet, garde, réparation et "vintein" sur les justiciables d'Ouches, excepté les droits de fief, ressort et souveraineté qui reviennent au duc-comte et à ses successeurs comtes de Forez.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Forois, per et chambrier de France, seigneur de Combraille, a touz ceulx qui ces lettres verront, salut. Savoir faisons que comme nostre amé et feal escuier Gauvignon de Semur, sire d'Osches en nostre conté de Forez, nous ait pas plusieurs fois requis et supplié que la justice basse et moyenne dudit lieu d'Osches, de la ville, parroche et aucuns autres lieux a lui appartenant, si comme il disoit, monstrant et enseignant de son droit par certaines informacions, lettres, instrumens et autres enseignemens, laquelle, en tant que touchant certains hommes de son fief, nous avons mise et fait mettre en nostre main, nous lui voulissions mettre a plaine delivrance, voulant comprendre ledit Gauvagnon en ladite justice les hommes des tenemens des Sauniers et de la Goute ou il a quatre tenementiers ; et nous heussions fait bailler les lettres dudit Gauvignon par devers aucuns de nostre conseil pour les veoir et visiter avecques certaines informacions faites par nostre procureur et par le procureur dudit Gauvignon combien que nozdites genz de nostre conseil nous aient rapporté que lesdites lettres dudit Gauvignon sont lettres de vidimus contenans autres vidimus, lesquelles ne sont plaine proveuz, et qu'il seroit rais[on] que ledit Gauvignon monstrast et enseignast des originaux d'iceulx vidimus ; et quant au debat qui estoit entre nostre procureur pour nous et ledit Gauvignon, que nostredit procureur, tant pour lesdites informacions comme par confession des genz dudit Gauvignon et ostension de certaines lettres devant aucuns de noz officiers prouvoit souffisament son antencion ; neantmoins nous voulons estendre nostre grace audit Gauvignon et pour gracieusement proceder avec lui, et pour les bons et agreables services et plusieurs qu'il nous a fait ou temps passé et esperons qu'il face a nous et au nostres ou temps avenir, et pour […]mot illisible.illisible.mot illisible.e jour d'octobre, l'an de grace mil CCC quatre vins et neuf.
Par monseigneur le duc en son conseil ouquel monseigneur de Norry Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, Charles de Hangest est dans l'entourage du duc de Bourbon. En 1390, le duc l'envoie auprès du roi pour qu'il intervienne auprès des Génois en vue de la préparation de la croisade de Barbarie et permette à l'armée ducale de s'installer à Marseille avant le départ ( Jean Baudereu, originaire du diocèse de Nevers, est licencié en lois et doyen du chapitre collégial de Hérisson. Secrétaire ducal, il est nommé conseiller à la Chambre des comptes de Bourbonnais en 1374. Il le demeure jusqu'à sa mort, en 1390. Il est par ailleurs garde des secaux aux contrats du duché de Bourbonnais de 1382 à 1385 au moins (O. Mattéoni, "Écriture et pouvoir princier", p. 152-153, et 175). Originaire du Beauvaisis, Lorin de Pierrepont est l'un des plus importants conseillers et officiers de Louis II. Secrétaire (1367-1389) et conseiller, il est le premier à occuper la charge de trésorier général. La chronique rédigée par Cabaret d'Orville dit de lui qu'il "estoit ung preudhomme […] qui savoit les coustumes des pays, et qui loyaulment avoit servi le duc" (De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).Chronique du bon duc, p. 225).Chronique du bon duc, p. 163). Il était lié à Jean Bertine, secrétaire de Louis II, garde du scel de Bourbonnais et conseiller à la Chambre des comptes de Moulins, et à Oudard Bertine, conseiller au parlement de Paris et président-clerc à la Chmabre des comptes de Paris, par son mariage avec leur sœur Jacquette (O. Mattéoni, Servir le prince, p. 327-328). Sur sa carrière, à compléter par O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 190-191, et "Écriture et pouvoir princier", p.152-153, 175.
J. Benoit.