Louis, duc de Bourbonnais etc., établit Jean des Rues et Étienne d'Entraigues ses conseillers et auditeurs en la Chambre des comptes de Montbrison, aux gages de trente francs et six setiers de seigle chacun, en plus des gaiges ordinaires qu'ils reçoivent pour les autres offices qu'ils occupent, les six setiers de seigle de Jean des Rues assignés sur la recette du prévôt de Montsupt, et ceux d'Étienne d'Entraigues sur la recette du prévôt de Marcilly.
Louis, duc de Bourbonnais etc., établit Jean des Rues et Étienne d'Entraigues ses conseillers et auditeurs en la Chambre des comptes de Montbrison, aux gages de trente francs et six setiers de seigle chacun, en plus des gaiges ordinaires qu'ils reçoivent pour les autres offices qu'ils occupent, les six setiers de seigle de Jean des Rues assignés sur la recette du prévôt de Montsupt, et ceux d'Étienne d'Entraigues sur la recette du prévôt de Marcilly.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Foroiz, per et chambrier de France. Savoir faisons a touz que nous, confianz a plain du senz et loyauté de noz amez Jehan des Rues Jean des Rues est encore cité comme conseiller en la Chambre des comptes en 1399 (Archives départementales Loire, B 1930, fol. 13v). Jean des Rues est par ailleurs capitaine-châtelain de Montbrison (nommé le 23 août 1373 : Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 71v). Il est ensuite attesté comme capitaine-châtelain de Feurs le 14 juin 1389 (É. Fournial et J.-P. Gutton, Originaire de Souvigny, Étienne d'Entraigues est nommé trésorier de Forez le 9 juin 1370. Il le demeure jusqu'au 22 janvier 1409, date à laquelle il est remplacé par Guillaudon Chauvet (Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 69 ; Archives départementales de la Loire, B 1950, fol. 50 ; É. Perroy, "Le personnel administratif", p. 154. É. Fournial, Montsupt : Loire, ar. Montbrison, c. Saint-Jean Soleymieux, com. Saint-Georges-en-Couzan. Marcilly-le-Châtel, auj. Le Pavé : Loire, ar. Montbrison, c. Boën. Souvigny : Allier, ar. Moulins, ch.-l. c.Documents sur les trois états, I, p. 111), un office qu'il conserve jusqu'au 16 mai 1394, date à laquelle est nommé un remplaçant (Archives départementales Loire, B 1837, fol. 79).Les mémoriaux de la Chambre des comptes de Forez, p. 75 et 79-80). Il est alors institué président de la Chambre des comptes de Montbrison, office que Louis II crée spécialement à son intention. Il est attesté pour la première fois dans cette nouvelle charge le 9 juillet 1409 (ibid., fol. 47 ; É. Fournial, Les mémoriaux de la Chambre des comptes de Forez, p. 90).XX I.
Par monseigneur le duc, present monseigneur de Norry Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).
L. de Pierrepont.