Louis, duc de Bourbonnais etc., accorde des lettres de rémission à Huguenin de la Condemine, Guillaume et Humbaut Maréchal, qui ont battu et blessé à mort Jean Tortier, lequel avait connu charnellement et engrossé Marguerite de Boulee, femme de Guiot du Boyau et leur belle-sœur et cousine.
Louis, duc de Bourbonnais etc., accorde des lettres de rémission à Huguenin de la Condemine, Guillaume et Humbaut Maréchal, qui ont battu et blessé à mort Jean Tortier, lequel avait connu charnellement et engrossé Marguerite de Boulee, femme de Guiot du Boyau et leur belle-sœur et cousine.
Loÿs, duc de Bourbonnoys, conte de Forez, per et chamberier de France. Savoir faisons a tous presens et avenir, a nous avoir esté exposé par Huguenin de la Condemine, Guillaume Mareschal et Hunbaut Mareschal, escuiers, comme Jehan Tortier dit Donnerel, filz de Jehan Tortier, ait par aucun temps demouré et servy en l'ostel de Guillaume de Boulee, escuier, qui avait une belle fille appellee Margarite, de l'aage de dix huit ans ou environ, lequel Jehan Tortier qui estoit marié, de sa malvaise volenté solicita, deceut et induit par pluseurs foiz ladite Marguerite tellement qu'il la congneust charnelment et l'engroissa, et environ la feste de Toussains derrainement passé Guiot du Boyau, escuier, eust demandee par mariage audit Guillaume de Boulee ladite Marguerite, laquelle lui fut donnee a femme, et l'espousa le mardi devant la feste de Saint Martin d'iver derreinement passee, et furent ensemble par trois jours, et au quatriesme jour ladite Marguerite en plorant dist a sondit mary comme ledit Jehan Tortier l'avoit deceue et engroissee, lequel Guiot, de ce moult troublé et couroucié et non sanz cause, se leva du lit d'emprés ladite Marguerite, sa femme, ou il estoit couchié et vint par devers le pere d'icelle et lui dist qu'il reprist sadite fille et qu'il la lui laissoit pour telle qu'il lui avoit baillee et qu'il ne vouloit riens de chose qu'il lui eust promis et baillié en mariage. Lesquelx exposans, qui sont amis et affins de ladite Marguerite, c'est assavoir ledit Guillaume Mareschal qui a expousee la suer de ladite Marguerite, ledit Huguenin de la Condemine qui a a femme la cousine germaine d'icelle Marguerite, et le dessus dit Hunbaut Mareschal qui est filz de la cousine germaine de ladite fille, dolens et courouciez de l'injure, vilenie et deshonneur que ledit Jehan Tortier, filz dudit Jehan Tortier, avoit faite a ladite Marguerite, leur cousine, et a tout le lignage, mesmement qu'il s'en estoit vanté et moqué pluseurs foiz, meuz de chaleur, vindrent le jour de ladite feste de Saint Martin d'iver, en la ville de la Felline Laféline : Allier, ar. Moulins, c. Souvigny. Chantelle : Allier, ar. Moulins, c. Gannat. Bourbon-l'Archambault : Allier, ar. Moulins, ch.-l. c.
Par monseigneur le duc, monseigneur de Norry Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).
J. Babute.