Louis, duc de Bourbonnais etc., nomme Aquarie Raynaut, clerc, prévôt des châtellenies de Saint-Bonnet et de Marols au lieu de Jean Symeon qui, à sa requête, en a été déchargé, en même temps qu'il le pourvoit de l'office de clerc des papiers desdites châtellenies, ce dernier office à exercer conjointement avec Jean Symeon.
Louis, duc de Bourbonnais etc., nomme Aquarie Raynaut, clerc, prévôt des châtellenies de Saint-Bonnet et de Marols au lieu de Jean Symeon qui, à sa requête, en a été déchargé, en même temps qu'il le pourvoit de l'office de clerc des papiers desdites châtellenies, ce dernier office à exercer conjointement avec Jean Symeon.
Loÿs, duc de Bourbonnoys, conte de Clermont et de Foureys, per et chamberier de France, a tous ceulx qui ces presentes lettres verront, salut. Savoir faisons que, par le bon rapport qui fait nous a esté de la personne de Zaquarias Raynaut Notaire juré de la cour de Forez, Aquarie Raynaut a été avant cette nomination prévôt de Marcilly (cité le 12 août 1382, il ne l'est plus en décembre 1389 : BnF, lat. 10034, fol. 112v et 92v). Il n'est plus prévôt de Saint-Bonnet le 25 septembre 1398 (nouveau prévôt cité en la personne de Jean Paulet : Archives départementales Loire, B 2005, fol. 11). Il est ensuite nommé prévôt de Châteauneuf à une date que l'on ne connaît pas ; il reste en charge jusqu'au 11 juin 1405 ( Saint-Bonnet-le-Château : Loire, ar. Montbrison, c. Saint-Just-Saint-Rambert. Marols : Loire, ar. et c. Montbrison.ibid., fol. 25). Le 4 juin 1405, il est créé prévôt de Cleppé, en même temps que concierge du château comtal du lieu (ibid., fol. 26 ; dernière mention le 23 mai 1411 : ibid., B 1958, fol. 63 ; cf. infra, p. 110). Il exerce ensuite comme "faiseur des garnisons" de Forez et comme maître de l'hôpital de Montbrison (1421 au moins ; il l'est encore en 1428 : ibid., B 2005, fol. 26 ; B 1958, fol. 63 ; B 1950, fol. 120 ; Paris, Archives nationales, P 1402/3, n°1343, 1366 et 1378 ; É. Perroy, "L'Hôtel-Dieu de Montbrison aux xiiie et xive siècles", p. 117). Il est nommé maître des étangs du comté de Forez le 26 décembre 1427 (Archives départementales Loire, B 1950, fol. 139).XX dix et sept.
Par monseigneur le duc a la relation du conseil, ouquel estoient monseigneur de Norrys Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, 5\. Il s'agit de Guillaume de Montrevel. Son nom lui vient de son mariage avec Marguerite l'Hermite de La Faye, dont les possessions s'étendaient en Bourbonnais et en Auvergne. Proche de Louis II de Bourbon, ce dernier le désigne comme l'un de ses exécuteurs testamentaires en janvier 1409 (Paris, Archives nationales, P 1370/1, n°1878 ; De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse fondée en 1401 par Louis II et le duc de Bourgogne Philippe le Hardi (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).Chronique du bon duc, p. 314). Il est aussi conseiller et chambellan de Charles VI, membre de la cour amoureuse. Il combat à la bataille de Roosebeke. Lieutenant de la sénéchaussée de Beaucaire en 1389-1390, il y exerce comme sénéchal en 1403-1407, 1410-1412 et 1412-1413. Christine de Pizan le mentionne dans son Débat des deux amans(A. Bossuat, "Un ordre de chevalerie auvergnat : l'ordre de la Pomme d'or", p. 11 ; C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, p. 140 ; A. Demurger, "Guerre civile et changements du personnel administratif", p. 255 ; Cte de Remacle, "Les l'Hermite de La Faye", p. 191-196).
L. Arnier.