Louis, duc de Bourbonnais etc., garantit et amortit pour moitié une rente de quarante livres donnée au prieuré de Souvigny par feu Jean, bâtard de Bourbon, seigneur de Rochefort, et Agnès, sa femme, qui en garantit l'autre moitié, et ce pour la fondation d'une messe quotidienne et de quatre anniversaires à dire sur l'autel Saint-Odilon, dans la prieurale, Henri d'Isserpent, prieur de Souvigny, garantissant l'exécution de ladite rente.
Louis, duc de Bourbonnais etc., garantit et amortit pour moitié une rente de quarante livres donnée au prieuré de Souvigny par feu Jean, bâtard de Bourbon, seigneur de Rochefort, et Agnès, sa femme, qui en garantit l'autre moitié, et ce pour la fondation d'une messe quotidienne et de quatre anniversaires à dire sur l'autel Saint-Odilon, dans la prieurale, Henri d'Isserpent, prieur de Souvigny, garantissant l'exécution de ladite rente.
Loÿs, duc de Bourbonnois, conte de Clermont et de Fouroys, per et chambarier de France, a touz ceulx qui verront et orront ces presentes lettres, salut. Savoir faisons a touz que comme feu notre tres amé et feaul et conseilhier messire Johan, bastart de Bourbon, seigneur de Rocheffort Jean bâtard de Bourbon est le fils naturel de Louis I Souvigny : Allier, ar. Moulins, ch.-l. c. Verneuil-en-Bourbonnais : Allier, ar. Moulins, c. Souvigny.er de Bourbon. Au temps de Louis II, entre 1365 et 1374, il a exercé à de nombreuses reprises la charge de gouverneur et de lieutenant général, ou de lieutenant du comté de Forez (Paris, Archives nationales, P 1355/1, n°12, P 1358/2, n°582, et Bibliothèque nationale de France, lat. 10034, fol. 66v, 73v, 75). Seigneur de Rochefort en Bourbonnais (P. Tiersonnier, Rochefort, châtellenie bourbonnaise, p. 304-326), il se maria en troisièmes noces avec Agnès de Chalheu (P. Van Kerrebrouck, La maison de Bourbon, p. 54). Il fut un important conseiller de Louis II entre 1361 et 1374, année de sa mort (O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence", p. 181 et suiv.).Absolve quesumus en gitant de l'aygue benoyte sur la terre. Et oultre, heussient volu et ordené lesdiz mariez quatre anniversayres solempnes estre dites et faites a note par le convent de ladite yglise de Sovigny et par leurs successeurs es quatre temps de l'an en faisant sonner les cloches de ladite yglise et les autres solempnités en tel cas necessayres. Et pour celebrer ladite messe, fere lesdiz anniversayres et pour fere deux cierges que lesdiz religieux faront alumer durant le temps que ladite messe se celebrera et fere les autres choses dessus dites, iceulx mariez heussent donné a ladite yglise de Sovigny, baillé et delivré reaulment et de fait en possession et en proprieté quarente libvres de rente assisses pour la costume de Bourbonnois, c'est assavoir en la terre de Mardilhon quinze libvres de rente, laquelle terre est en la chastellenie de Sovigny, en la terre dou Theil qui feu de messire Johan Gaugier, en la chastellenie de Verneulhmot gratté et trait tiré entre volons et l'ordenance.
Et nous, Henry d'Isserpans Henri d'Isserpent est prieur de Souvigny de 1370 à 1412 (L. Côte, Histoire du prieuré clunisien de Souvigny, p. 166-168).
Et nous, Agnes Chalheu, dame de Rocheffort, dame de notre droit, voyve par la mort et decest dudit chevalier feu monseigneur de Rocheffort, notre seigneur et mari, dont Dieu ait l'ame, les choses dessus dites ou tant comme il nous puet touchier et appartenir, c'est assavoir par la moytié a nous agreables et promettons esdiz religieux garentir et deffandre la moytié desdites quarente libvres de rente semblablement et tout par la forme et maniere que mon tres redoubté seigneur monseigneur le duc de Bourbonnois, heritier ou ayant cause dudit monseigneur de Rocheffort par l'autre moytié, le a volu et acordé par dessus et quant a ce tenir et attendre, oblighons nous et noz hoirs.
Et en tesmoing des choses dessus dites et affin que elles soient fermes et vallables a present et par le temps avenir, nous, duc de Bourbon dessus dit, avons mis notre seel en ces presentes lettres et, nous, prieur et convent assemblés ou chapitre avons mis noz sceaulx en ces presentes lettres, et nous, dite dame de Rocheffort, samblablement le notre, le VIIIe jour du moys de may, l'an mil CCC soysante diz et sept.
( À cette date, le chancelier est Gilles de Nédonchel, il a remplacé Richard Picque. Seigneur de Cressonsacq en Beauvaisis (O. Mattéoni, "Écriture et pouvoir princier", p. 147), il a été gouverneur du comté de Clermont-en-Beauvaisis (L. Carolus-Barré, Originaire du Nivernais, Pierre de Nourry est l'un des principaux conseillers de Louis II. Il est attesté comme conseiller du début de 1360 à 1410. Il occupe la charge de lieutenant général à plusieurs reprises à partir des années 1370 jusqu'à la fin du principat du duc en 1410 (A. Leguai, Sur le repli:) Par monseigneur le duc, presens monseigneur le chancelierChronologie des baillis de Clermont-en-Beauvaisis, p. 5). C'est lui qui prend en charge la réalisation du livre des hommages et dénombrements du comté de Clermont en 1373-1376 (Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 20082 ; O. Mattéoni, "Louis II de Bourbon, l'enquête, la réforme", p. 177-178). Au service du roi, il procède en 1383 à l'inventaire des fiefs du bailliage de Melun (O. Mattéoni, "Les grands et leur noblesse au xve siècle", p. 273-278).De la seigneurie à l'État. Le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, p. 283-291 ; O. Mattéoni, "Entre fidélité et compétence. Les conseillers du duc Louis II de Bourbon", p. 180 et 183 et suiv.). Il fait l'objet d'un jugement élogieux dans la Chronique du bon duc Louis de Bourbon par Cabaret d'Orville qui vante ses qualités de gestionnaire et de réformateur des finances ducales (Chronique du bon duc, p. 160-164, 275-280. Il était membre de la Cour amoureuse (C. Bozzolo et H. Loyau, La cour amoureuse dite de Charles VI, I, n°201, p. 139).
J. Baudereu.