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Si la diplomatique de l'acte princier a pris naissance en Allemagne dès la fin du XIXe siècle avant d'intéresser les historiens français, force est de reconnaître que la période finale du Moyen Âge a longtemps été négligée au profit des XIIe et XIIIe siècles, prioritairement scrutée. Pour les XIVe et XVe siècles, les corpus sont encore très dispersés même s'ils ont pris depuis quelque temps des couleurs. Ainsi les actes des ducs de Bretagne ont été mis en valeur depuis les années 1980 grâce aux éditions de Michael Jones, de Marjolaine Lémeillat et aux travaux de Jean Kerhervé, alors que les actes des ducs de Bourgogne ont fait l'objet d'éditions pour les ordonnances et de catalogues pour certaines productions. En parallèle, et sous l'effet de rencontres collectives – le Congrès international de diplomatique de Munich de 1983 et la table ronde Chambéry de 2008 –, des études de chancelleries princières ont été amorcées ou approfondies, de sorte que plusieurs d'entre elles sont aujourd'hui mieux connues sans que pour autant les actes eux-mêmes aient fait l'objet d'une édition. Ainsi, malgré la progression notable du nombre de travaux sur les chancelleries princières, si l'on compare cette production à celle qui s'attache aux actes et à la chancellerie des rois de France, force est de reconnaître que les chancelleries des princes de la fin du Moyen Âge souffrent d'un déficit d'études incontestable et que les corpus des principaux princes et maisons princières sont toujours en attente d'une édition.
+Ce déficit tient sans doute au fait que, pour bien des princes français de la fin du Moyen Âge, il n'existe pas de corpus constitué. L'éclatement des sources entre différents dépôts éparpillés rend le travail de recensement difficile, et ce d'autant que, à la différence de la chancellerie du roi de France, plusieurs chancelleries princières n'ont pas développé de pratique d'enregistrement, ou alors seulement partielle.
+C'est de ce constat qu'est né le site "Actes princiers". Il entend livrer une édition numérique des actes élaborés par les chancelleries de plusieurs princes de sang royal des XIVe et XVe siècles. Dans un premier temps, le travail de mise en ligne se concentre sur les documents du duc de Berry et des ducs de Bourbon.
+Le corpus est constitué d'actes inédits – il ne s'agit donc pas de numériser des éditions anciennes existantes. Ces actes sont édités selon les normes scientifiques, avec regestes, tableaux de la tradition et notes tant paléographiques qu'historiques dans le cadre de différents travaux : +