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4 years ago
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Acte 27 d'Agnès de Bourgogne (23/10/1454)
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Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris (UMR 8589), Centre de recherches historiques (UMR 8558)
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<date when="2022">
2022
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Distributed under an Open License 2.0
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Ce fichier contient l'acte n°27 d'Agnès de Bourgogne, Lettre missive (Copie, AN (P)) daté du 23/10/1454 à NS.
</p>
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<div n="27" xml:id="agnes-27">
<p rend="center b">
27
</p>
<p rend="center">
[1454, avant le 12 novembre
<note n="17" type="footnote">
Cest le 12 novembre 1454 que Charles de Bourbon nomme des ambassadeurs pour traiter de la dot et du douaire dIsabelle de Bourbon, sa fille, et les autorise à céder la seigneurie de Château-Chinon au comte de Charolais : Charles, n° 327 et 328.
</note>
.]
</p>
<p>
Lettre dAgnès de Bourgogne, duchesse de Bourbon, à son frère Philippe, duc de Bourgogne, par laquelle elle linforme que Charles I
<hi rend="sup">
er
</hi>
de Bourbon et elle ont consenti aux noces de leur fille Isabelle de Bourbon avec Charles de Charolais, et le prie que celles-ci se fassent en sa présence.
</p>
<p>
A.Original non retrouvé. Dom Plancher indique quil se trouvait dans la « Chambre des comptes de Dijon ».
</p>
<p>
B.Copie, incomplète, sur papier. 200 x 285 mm. Archives nationales, P 1365
<hi rend="sup">
1
</hi>
, cote 1415
<hi rend="sup">
2
</hi>
.
</p>
<p>
a. Histoire générale…, IV, p. CCXV-CCXVI, preuve n°CLXVIII.
</p>
<p>
Analyse : Titres de Bourbon
<note n="18" type="footnote">
Ce document a posé problème aux Archives impériales. Lanalyse des éditeurs des Titres de Bourbon est incertaine : « Lettre adressée vraisemblablement au duc de Bourbon pour le prier de remettre toute offense au nommé Boudault, et de hâter un mariage qui est sans doute celui du comte de Charolais et dIsabeau de Bourbon. Et aussi vous prie très fort madame Jehanne. ». Ils poursuivent avec une description matérielle : « lettre missive originale sur papier, ne portant ni date, ni signature, ni adresse. » On trouve également dans le registre de la série P un paperolle collé sur le document, qui porte lindication suivante : « Lettre du duc de Bourbon ». Ces deux analyses sont fausses : si la lettre débute par la formule habituelle par laquelle un prince sadresse à son beau-frère (« Mon tres chier seigneur et frere… »), lauteur indique avoir « tout dit et monstré a monseigneur » et que « mondit seigneur est contant » : il sagit là dune femme qui parle de son mari. En outre, on connait limplication dAgnès de Bourgogne dans le mariage de sa fille Isabelle et de Charles de Charolais (Charles, n° 328, 12 novembre 1454 : la duchesse était présente aux négociations de Nevers en septembre 1454). Il sagit donc dune lettre missive écrite par la duchesse à son frère ; lédition de Dom Plancher, qui dit avoir vu loriginal, va dans ce sens.
</note>
, II, p. 313, n° 5972.
</p>
<p>
Mon tres chier seigneur et frere, je me recommende humblement a vous. Plaise vous savoir que jay receu voz lettres, tant celle de André de la Liere comme de Boudault, et ouy tout ce que ledit Boudault ma dit de par vous. Jay tout dit et monstré a monseigneur, et aprés il a voulu ouÿr bien au long la creance dudit Boudault, et, pour abreger, mondit seigneur est contant et volentiers a acordé les choses que demandez, comme plus a plain verrez par lescript
<hi rend="sup">
(b)
</hi>
que ledit Boudault vous porte, signé de la main de mondit seigneur et de la mienne aussi. Et pour ce monseigneur me semble-[t]-il que
<hi rend="sup">
(c)
</hi>
lui devez tenir bons termes et doulz, et delaissiez et oublier toute rancune et merencolit que pourriez avoir eue sur lui. Monseigneur, puisque ainsi est que je tiens la chose pour faicte, je vous suplie que le plus brief que vous pourrez se facent ces nopces, toutesfois que ce ne soit pas sans moy ainsi que le mavez promis, et aussi vous en prie tres fort madame Jehanne. Monseigneur je prie a Dieu qui vous doint et
<hi rend="sup">
(d)
</hi>
</p>
<p>
<ident>
a.
</ident>
Apréssuivi de quebarré.
<ident>
— b.
</ident>
Ici Dom Plancher ajoute : « cet escipt commence par ces mots, Monseigneur et madame de Bourbon seront contans, etc, on le trouve ailleur ». Il sagit dune note de lauteur, qui ne faisait pas partie du texte original. Le document en question est inséré dans lacte de Charles I
<hi rend="sup">
er
</hi>
du 12 novembre 1454 (n° 328), et une copie se trouve aux Archives nationales, P 1365
<hi rend="sup">
1
</hi>
, c. 1415 (cf. note 182 p. 351).
<ident>
— c.
</ident>
Quesuivi de ne barré.
<ident>
— d.
</ident>
La copie est inachevée. Lédition de Dom Plancher, faite à partir de A, rapporte :« Monseigneur je prie a Dieu quy vous doint se que desirez. Escript de ma main, la toute votre humble seur, Agnez. » Au dos est escript : « A mon tres chier seigneur et frere ».
</p>
</div>
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</text>
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